La référence des professionnels
des communications et du design

Google victime de «fausses publicités»

Dans la foulée du renvoi controversé, cette semaine, d'un ingénieur de Google, des «fausses publicités» dénonçant la décision sont apparues en Californie, à quelques jets de pierre du campus de l'entreprise.

tweet de james damore arborant le logo détouné en «goolag».

Affichées sur des bancs et des arrêts d'autobus situés à quelques centaines de mètres du campus de Google, à Venice, en Californie, les «fausses publicités» présentent entre autres un détournement du logo de Google en «Goolag», en référence aux camps de travail forcé de l'ancienne Union soviétique.

Sous le logo détourné, l'on peut lire «cherchez ailleurs pour de la diversité d'opinion».

Fait à noter: avant d'apparaître en «fausse publicité», le logo détourné en Goolag avait d'abord été partagé sur Twitter par James Damore, l'ingénieur en question congédié par Google pour ses propos. Il avait accompagné le tweet d'un simple message: «ma nouvelle photo de profil».

D'autres «fausses publicités» mettent en comparaison les entreprises Apple et Google, en reprenant le slogan de la marque à la pomme, «Think different».

PHOTO: TWITTER/@ALEXRUBALCAVA

Ces «fausses publicités» semblent vouloir soutenir l'idée que Sundar Pichai, président directeur-général de Google, a contrevenu à la liberté d'expression et d'opinion de James Damore en optant pour son renvoi à la suite de ses propos.

photo: twitter/@AlexRubalcava

Les «fausses publicités», toutes affichées dans des emplacements publicitaires appartenant à Outfront, une importante entreprise d'affichage extérieur, n'ont pas été approuvées. Un porte-parole d'Outfront a d'ailleurs confié à Business Insider que «les publicités sont fausses» et qu'«Outfront table actuellement à résoudre la situation».

Genèse d'une crise

Le 8 août, Sundar Pichai, annonçait le renvoi de James Damore. Il avait publié une note interne qui questionnait les efforts de diversité de Google, ajoutant que la faible présence des femmes dans le secteur technologique s'expliquait par des «différences biologiques» qui affecteraient «les aptitudes des hommes et des femmes».

Selon lui, les femmes sont moins présentes à Silicon Valley parce qu'elles sont «plus axées vers des carrières dans le social ou l'artistique» et qu'elles «développent des sentiments et de l'esthétique plutôt que des idées».

Ce congédiement, largement médiatisé, s'est vite transformé en épine dans le pied pour Google, qui se retrouve soudainement en crise de communication. La nouvelle du renvoi a d'ailleurs été reprise par des cercles idéologiques conservateurs, qui martèlent que le congédiement contrevient à la liberté d'expression.

Depuis son renvoi, James Damore s'est exprimé dans plusieurs médias conservateurs américains, ainsi que sur Twitter, où il publie couramment sur le sujet depuis un nouveau compte, @Fired4Truth.

Image de couverture: Twitter/@adra21

comments powered by Disqus