La référence des professionnels
des communications et du design

Annuel de design 2017 de l’Uqam: une manne de talents

L’Annuel de design des finissants de l’École de design est en cours. Cet événement attire bon nombre d’agences en quête des designers de demain.

L'événement a tellement gagné en popularité qu'il faut maintenant s'inscrire pour assister au vernissage. Alessandro Colizzi, directeur de programme au baccalauréat en design graphique, s'attendait à recevoir près de 3000 personnes.

Alessandro Colizzi

École de design de l'UQAM

L’exposition présente le travail des cohortes de tous les programmes de l'École de design de l’Uqam.

Pour les agences, l'événement est un véritable terreau de recrutement pour dénicher la relève en design.

Avant l'heure du vernissage qui avait lieu mercredi dernier, les agences qui offrent des stages ou des bourses étaient appelées à consulter les œuvres présentées, puis à sélectionner un étudiant.

«Même si une agence retient un étudiant, une autre peut avoir eu le même choix et il revient donc à l'étudiant de décider pour l'agence au sein de laquelle il souhaite effectuer son stage», explique Alessandro Colizzi. 

Avant même d'avoir parcouru les quatre salles d'exposition (affiches, édition, espace personnel et interactif), Cossette avait déjà ciblé un étudiant entré en contact avec l'agence avant le grand jour. «Cela montrait son intérêt envers nous. Parce qu'outre le talent, il s'agit avant tout d'un fit», mentionne Barbara Jacques, directrice de création, branding et design, de Cossette. 

Les agences et studios Cabana Séguin, Caserne, Sid Lee, Lg2boutique, DentsuBos, Bleublancrouge et Paprika, pour ne nommer qu'eux, étaient au rendez-vous pour décerner une bourse un stage en entreprise.

 «Lg2boutique, par exemple, a décidé cette année de ne pas offrir de bourse, mais plutôt un stage rémunéré de trois mois», explique Alessandro Colizzi.

Alfred en était à sa première participation. «Nous voulons encourager la relève, mais surtout proposer un stage à une personne qui, si elle répond à nos besoins et s'adapte bien à l'équipe, pourra ensuite demeurer avec nous», mentionne Marie-Andrée Lizotte, chef de trafic.

Les étudiants eux, attendaient tous au troisième étage, fébriles d'être repérés avant même de terminer l'école.

Moins d’images de marque, plus de recherche

Trois murs entiers étaient consacrés aux affiches cette année. «Le ratio l’an dernier était moindre, environ un pour 10, là, c’était presque la moitié», note Barbara Jacques.

«Pourtant, l'on assiste à une baisse d’intérêt pour ce média, sauf dans les concours internationaux et un peu à Montréal», souligne Alessandro Colizzi.

Cela ne devrait pas être interprété comme un retour de ce média, selon le professeur Louis- Charles Lasnier responsable, avec deux autres professeurs, du projet d'exposition. «Il faut plutôt le voir comme un outil pédagogique, explique-t-il. Je ne pense pas que beaucoup d'étudiants veulent se spécialiser uniquement en affiches. Il s’agit d’un support parmi la panoplie d’autres qu’ils peuvent aborder.» 

louis-charles laSnier

école de design de l'uqam

La cohorte se démarque cette année par une plus grande recherche, moins axée sur l'image de marque. «Les années passées, l'on visait beaucoup là-dessus, mais on a observé avec le temps que plusieurs étudiants ne se retrouvaient pas nécessairement là-dedans parce que c’est au service d’une marque», précise Louise-Charles Lasnier.

C’est ainsi que plus d’étudiants ont carrément produit des projets de recherche. «Il faut l’encourager au niveau du baccalauréat, de sorte que les projets d’études ne soient pas seulement une façon de montrer ce dont ils sont capables de faire en agence, mais qu'ils arrivent à nourrir leur future carrière et à développer leur optimisme par rapport à celle-ci.»

D'un autre côté, les agences présentes doivent être capables de décoder le talent derrière ces projets plus poussés. «Quand je regarde les affiches, je note ce que les étudiants sont en train de communiquer par l'illustration, mais l’élément essentiel c’est la typographie, plus précisément la manière dont elle est utilisée et si cela peut se transposer dans nos plateformes 360», mentionne Barbara Jacques.

L'exposition se poursuit jusqu'au 13 mai. Consultez la liste des projets exposés ici.  

Samuel fleury

l'absurde comme moteur créatif

léa priou

certifié non conforme

Sophie giraldeau

champlur

 

Couverture: Justin Lapointe

comments powered by Disqus