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3 nouvelles technologiques à surveiller

Cette semaine, Google et Facebook veulent tous deux aider les utilisateurs dans la lutte aux fausses nouvelles, et YouTube modifie ses critères de monétisation.

* YouTube annonce un important changement à son programme publicitaire: désormais, les comptes avec moins de 10 000 visionnements sur leurs vidéos ne pourront pas monétiser leurs contenus.

Sur le blogue de l'entreprise, YouTube dit voir en ce palier un bon moyen de récolter assez d'information sur un compte afin de déterminer s'il est sécuritaire pour les annonceurs. De plus, elle juge qu'il est assez bas pour continuer d'encourager de nouveaux créateurs de contenu à s'enrôler sur sa plateforme. Aussi, Google promet qu'une équipe consacrée examinera les comptes atteignant 10 000 visionnements, avant de décider s'ils pourront ou non participer à son programme de rémunération publicitaire, voire s'ils devront être fermés.

Cette annonce fait suite à la crise publicitaire que traversent YouTube et Google depuis quelques semaines.

* Facebook dévoile un nouvel outil qui permet aux utilisateurs de mieux identifier les fausses nouvelles.

Concrètement, Facebook dotera maintenant l'écran d'accueil de sa plateforme d'un bandeau situé tout en haut de l'écran. Présent autant sur appareil mobile que sur la version web, il mettra en garde les utilisateurs contre les contenus pouvant présenter de fausses nouvelles.

Avec lui, les internautes auront plusieurs options à leur disposition: la contre-vérification des faits de l'article en le comparant avec d'autres sites de nouvelles traitant du même sujet, la recherche des sources à la base de l'information contenu dans le texte, ou encore la possibilité de signaler directement celui-ci comme frauduleux.

Sur le blogue de l'entreprise, Facebook indique que son fil de nouvelles est «un endroit pour une communication authentique. Augmenter la qualité de l'information s'avère une priorité globale, et nous devons [chez Facebook] contribuer afin d'aider les gens à mieux décider si une source ou une information mérite notre confiance ou non.»

* Google s'attaque aussi aux fausses nouvelles en dévoilant un outil de vérification des faits dans ses résultats de recherche.

Ainsi, les résultats afficheront désormais une étiquette de «vérification des faits» qui comprendra trois degrés de véracité pour les résultats: «vrai», «faux» ou «partiellement vrai». Ces étiquettes n'affecteront en rien le classement des résultats de recherche. Google permettra à n'importe quelle organisation de participer à la contre-vérification, moyennant quelques critères à respecter.

Sur son blogue, Google dit avoir conscience que l'étiquetage des résultats risque d'allumer à l'occasion l'étincelle de la discorde, rappelant que différents organismes de vérification des faits peuvent en arriver à des conclusions différentes sur une même nouvelle. D'ailleurs, l'étiquetage des articles ne sera pas systématique pour chaque résultat de recherche, et il pourra y avoir des résultats où divers éditeurs n'arrivent pas à la même conclusion sur la véracité d'un article, prévient Google.

Malgré tout, l'entreprise estime que «même si des conclusions différentes peuvent être présentées, nous [Google] pensons qu'il sera utile de connaître le degré de consensus autour d’un article, puis de pouvoir identifier les sources qui s’entendent sur une même information. En rendant la vérification des faits visible dans les résultats de recherche, les utilisateurs pourront plus facilement évaluer la véracité des faits et ainsi se faire leur propre opinion.»

 

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