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Les cordes sensibles des consommateurs d'ici

Pour près d’un Canadien sur deux (45%), consommer représente un des plus grands plaisirs de la vie, selon un sondage de Crop. Si l’indice de confiance des consommateurs varie beaucoup selon leur portefeuille, la motivation de consommer est guidée par d’autres facteurs. 

Quand on regarde la consommation sous un angle d’intentions d’achat, ces dernières seront principalement influencées par le niveau d’endettement et la santé financière des consommateurs. Le dernier sondage de Crop a plutôt voulu se concentrer sur leurs envies. «On remarque que plus la consommation semble inaccessible, plus on la valorise», explique Alain Giguère, président de Crop.

Le sondage a été mené auprès de 6900 Canadiens, dont 3400 Québécois. D’ailleurs, ces derniers estiment le plus (52%) que de se payer quelque chose de nouveau représente un des plus grands plaisirs de la vie. Les Albertains sont ceux avec le taux le plus faible (35%). Les milléniaux remportent également la palme des plus grands enthousiastes par rapport aux autres groupes d’âge (54%).

«On constate que lorsque les gens achètent un produit, ils le font certes pour combler des besoins concrets, mais aussi des besoins émotionnels, culturels et psychologiques presque aussi importants.»

Statut social et ludification: occasions pour les marques

L’envie de consommer est stimulée par une panoplie de cordes sensibles qui varient d’une catégorie de produit à une autre. Deux d’entre elles sont cependant universelles, soit l’identité sociale et la ludification.

«On remarque que plus la consommation semble inaccessible, plus on la valorise.» – alain giguère

Les consommateurs se sentent d’abord valorisés à l’achat d’un produit ou d’un service «reconnu» comme un signe de qualité et de réussite dans la société, par exemple, posséder un appareil portable d’Apple pour les gens de l’industrie créative.

«Bien sûr, pas tous les gens sont désespérés de montrer leurs produits aux autres, mais ils éprouvent tout de même un peu de fierté à en faire l’étalage», soutient Alain Giguère.

Les marques ont ainsi tout avantage à créer des expériences qui mettent de l’avant ce statut.

«Les programmes de fidélisation, lorsque bien conçus, peuvent jouer un rôle important ici en offrant des privilèges distinctifs selon la loyauté des clients, mentionne Alain Giguère. Plus on peut ajouter une valeur de prestige à l'expérience de marque, plus on joue sur cette corde sensible des consommateurs.»

La ludification s'impose également de plus en plus comme un critère d'achat incontournable. «Les entreprises doivent mettre sur pied des expériences ludiques en lien avec la marque, que ce soit en ligne, dans les médias sociaux ou par tout moyen technologique, de manière à transformer la moindre habitude de la vie quotidienne en occasion de divertissement.»

 

Photo de couverture: Mitchell Hollander

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