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Plus cher, le monde actuel?

À une époque où pullule la musique gratuite en ligne, la majorité des consommateurs estiment néanmoins vivre dans un monde où de moins en moins de choses sont gratuites. C’est un des constats de l’étude Prosumer Money Money Mon€y: Attitudes Toward Credit, Consumption, and Cryptocurrency de Havas.

L’étude de Havas a été menée auprès d’environ 12 000 personnes dans 37 pays sur des sujets comme la perception envers l’argent, les nouvelles méthodes de paiement et la vision de la consommation.

Parmi les tendances observées, l'on note un important virage dans la façon dont les gens perçoivent la valeur des biens au quotidien.

Tenir la gratuité pour acquise

Bon nombre de choses pour lesquelles il fallait débourser sont maintenant gratuites ou offertes à un prix considérablement réduit. Il suffit de penser aux films et aux séries télévisées proposées de façon illimitée sur Netflix au même montant par mois qu’il n'en coûtait à l’époque pour louer deux films au club vidéo. Ou encore aux journaux et magazines de partout offerts sans abonnement.

Une étude de Baymard Institute révèle que 69% des paniers d’achats sont abandonnés après l'ajout d’un article ou plus.

Malgré cela, 82% des Prosumers, ces influenceurs marqueurs des tendances de marché, ne partagent pas cette vision. Cela pourrait s’expliquer par le fait que les gens sont si habitués d’accéder librement aux données et aux téléchargements sans frais sur le web qu’ils ont oublié qu’il n’y a pas si longtemps, il fallait payer beaucoup plus pour son divertissement ou son information. Les coûts les plus raisonnables leur semblent ainsi exorbitants.

À l’époque du magasinage par catalogue, il était communément accepté de devoir payer pour la livraison. Ce n’est plus le cas avec le commerce électronique. Une étude de Baymard Institute révèle que 69% des paniers d’achats sont abandonnés après l'ajout d’un article ou plus. Les frais de livraison en sont la principale cause.

Fait notable, près des trois quarts (73%) des Prosumers et la majorité (54%) des consommateurs seraient prêts à visionner de la publicité afin d’accéder gratuitement à la culture, au divertissement et à l’information. 

L'étude complète est présentée en ligne.