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Publicité ciblée: peu de plaintes justifiées

L'organisme des Normes canadiennes de la publicité (NCP) vient de dévoiler le Rapport de conformité 2016, qui révèle que le nombre de plaintes relatives aux publicités ciblées par centres d'intérêt (PCL) a doublé par rapport aux 142 reçues en 2015, mais que seulement 8% transgressent ses règles.

En 2016, NCP a reçu 283 plaintes de consommateurs. Elles ont été examinées en vertu du principe de responsabilité que les annonceurs doivent respecter en matière de publicité ciblée par centres d'intérêt (PCL), à savoir le traitement sécuritaire et la transparence quant à la collecte de données d'utilisateurs.

Les PCL sont des messages diffusés directement auprès des consommateurs, selon les données et renseignements numériques qu'ils laissent en ligne, dans le but de leur proposer des publicités plus pertinentes.

Du nombre total de plaintes soumises, seulement 24 (ou 8%) ont soulevé un problème en matière de PCL, selon NCP. Toutes ces plaintes comportaient des allégations selon lesquelles l’option de retrait de la PCL ne fonctionnait pas, ce qui contrevient aux directives de NCP.

NCP indique aussi que dans la plupart des cas, les plaignants ont cru qu’après avoir refusé ce type de publicité, ils cesseraient de recevoir toute forme de publicité, ce qui n'est pas le cas. À ce sujet, de l'ensemble des plaintes reçues (97) concernaient le fait que les consommateurs «n'aimaient pas les publicités», et 36 autres que des PCL se retrouvaient dans leurs courriers électroniques et sur les médias sociaux.

En fait, la vaste majorité des plaintes, soit 217 (ou 77%), concernaient des questions qui ne soulevaient pas de problèmes en vertu des principes de responsabilité associés aux PCL.

«Les utilisateurs pensent souvent qu'en cliquant sur l’option de retrait de la PCL dans leur navigateur («opt-out» en anglais), ils ne recevront plus de publicité du tout, explique Danielle Lefrançois, directrice des communications de NCP. Ce n'est toutefois pas le cas: ils continueront de recevoir en toute légalité de la publicité, mais elle ne sera tout simplement plus ciblée selon leurs intérêts.»

Danielle Lefrançois précise qu'une plainte retenue serait une plainte où les utilisateurs choisissent l’option de retrait de la PCL, mais continueraient de recevoir des PCL, une pratique qui irait à l’encontre des exigences de transparence et de contrôle par le consommateur, fixées par les principes d’autoréglementation pour la publicité comportementale en ligne de l'Alliance de la publicité numérique du Canada (DAAC).

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