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Montréal, hôtesse du nouveau village Havas

Huit mois après l'acquisition de l'agence numérique TP1 par le réseau Havas, le bureau de Montréal est reconnu comme un des 46 villages du groupe et sera dirigé par Jan-Nicolas Vanderveken, qui en devient le président et directeur général.

Ce faisant, l'agence ne portera plus le nom d'Havas Canada, mais de Havas Montréal, en plus de devenir le deuxième village du réseau au pays aux côtés de celui de Toronto.

jan-nicolas vanderveken

havas montréal
Photo: Alexi Hobbs/ConsulaT

Qu'est-ce que cette nouvelle représente pour l'agence de Montréal? «Ça souligne que tous les services sont regroupés au sein d'un même lieu et que le bureau de Montréal se rapportera désormais directement aux grands décideurs régionaux», explique Jan-Nicolas Vanderveken. Ainsi, le chef de la direction de Havas Montréal ne relèvera plus de Havas Canada, mais bien de l'entité Havas en Amérique du Nord. Cela représente également des responsabilités étendues sur le plan de l'offre globale, aux chapitres créatifs et médiatiques, et possiblement pour d’autres services à venir. 

L'importance d'un esprit entrepreneurial
Depuis qu'il dirige Havas Montréal, Jan-Nicolas Vanderveken s'est retroussé les manches et est allé à la rencontre des gestionnaires internationaux et des autres membres du réseau afin de faire connaître l'entité québécoise, puis d'établir des liens. Une étape nécessaire, selon lui, car si l'entreprise qu'il avait fondée profite désormais des ressources du réseau, «personne ne vient te prendre par la main pour t'accompagner dans le développement». D'où l'importance de faire sa place dans l'écosystème Havas, afin de faire rayonner la marque montréalaise et s'assurer que «le bureau ne devienne pas une succursale.»

C'est ainsi que l'agence montréalaise a réussi à attirer des annonceurs internationaux tels qu'Air France et Moët Hennessy, à coup de réseautage et, Jan-Nicolas Vanderveken le souligne, grâce à l'avantage concurrentiel du bilinguisme, qui, dans un réseau européen, charme beaucoup...

Montréal est désormais le 46e village du groupe

Faire rayonner le Québec, par un réseau international
Selon Jan-Nicolas Vanderveken, même si l'adaptation comporte son lot de chaos, alors que l'équipe vit encore entre deux bureaux, la fusion apporte son lot d'éléments positifs, tant pour l'agence que pour certains annonceurs. Profitant des études Prosumers menées par Havas, le président-directeur général a par exemple décidé d'ouvrir le bassin de participants au Québec de manière à récolter plus de données locales et à pouvoir les comparer aux résultats canadiens et internationaux. 

Pour les annonceurs, Jan-Nicolas Vanderveken croit que la transition a été vécue différemment selon leur type. «Ça a soit eu peu d’impact, une bonne chose, car c'est la preuve que nous avons réussi à garder notre ADN d’agence locale, soit beaucoup, dans le cas des annonceurs de plus grande envergure ou avec des antennes ailleurs, qui profitent de l'expertise et des possibilités internationales.»

Mais plus que tout, Jan-Nicolas Vanderveken croit que l'évolution de Havas Montréal permettra de faire valoir une «voix québécoise forte».

Photo de couverture: Audrée Schneider

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