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Yahoo fait appel à 5 éditeurs britanniques

Yahoo annonce un partenariat avec les éditeurs britanniques The Guardian, The Telegraph, The Independent, The Evening Standard et Hearst UK, qui distribueront tous du contenu sur ses plateformes numériques.

L'entente, qui promet aux éditeurs une rémunération «équitable» tirée des revenus glanés par les publicités déployée dans ces contenus, est valable dans cinq pays: Canada, Royaume-Uni, États-Unis, Inde et Singapour. Selon Yahoo, ces cinq marchés représentent un potentiel de lectorat avoisinant un milliard d'utilisateurs mensuels.

Le contenu des cinq éditeurs reposera sur quatre grands axes: actualité, sports, finances et style de vie. Il se déclinera autant en vidéos qu'en articles écrits. À noter qu'aucune information n'est dévoilée pour l'instant afin de savoir si le contenu sera offert dans une autre langue que l'anglais. Aussi, si Yahoo indique n'avoir aucun plan pour d'autres types de rubriques, elle précise toutefois le fonctionnement qu'elle entend utiliser pour diffuser le contenu de ces cinq éditeurs partenaires.

Ainsi, les contenus seront diffusés à l'aide d'un fil de nouvelles qui va jumeler choix éditoriaux et classement algorithmique. Ce faisant, Yahoo espère faire de sa plateforme une alternative se démarquant de Facebook et Google, où les contenus sont classés uniquement par des algorithmes.

Un «modèle intéressant»

Selon le site spécialisé The Drum, l'algorithme de Yahoo utilisera une combinaison des intérêts personnels de l'utilisateur, des sujets populaires et des nouvelles importantes dans l'actualité pour son classement. De plus, Greg Miall, directeur des partenariats globaux de Yahoo, indique à The Drum que l'algorithme sera «personnalisable» aux États-Unis, puisqu'il s'agit d'un «pays très diversifié»

«C'est un modèle intéressant, car nous devons nous assurer de trouver un moyen de procurer du journalisme de qualité aux utilisateurs, surtout lorsqu'on regarde la tempête entourant les nouvelles en ligne», explique Greg Miall. Du même souffle, il précise la volonté de Yahoo d'établir des partenariats «avec des éditeurs de gauche comme de droite, afin d'être certains de donner à notre lectorat des nouvelles positionnées sur l'ensemble du spectre politique».

Une promesse de revenus équitables

L'accord prévoit aussi les contours de la redistribution des revenus entre Yahoo et les cinq éditeurs partenaires. Vendues par Gemini, la plateforme publicitaire de Yahoo, les publicités apparaîtront directement dans les différents contenus des éditeurs. Elles seront ciblées selon les champs d'intérêt des utilisateurs. Comme l'indiquait Greg Miall, dans un communiqué, cette entente en est une «également bénéfique» entre Yahoo et les cinq partenaires. 

«Nous allons monétiser leurs articles de la même manière que nous monétisons les nôtres. Nous essayons au meilleur de nos capacités de maximiser les revenus tirés d'une page venue. Et comme nous partagerons également les revenus, il n'y a aucun conflit d'intérêt.»

Finalement, Greg Miall estime que cette entente permet aux cinq éditeurs britanniques de profiter d'«une grande croissance pour devenir des marques globales».

Citant des données de comScore, il signale que Yahoo est l'adresse préférée des Américains pour les nouvelles générales et celles en finances, attirant 206 millions d'utilisateurs mensuels et «procurant ainsi aux éditeurs un bassin d'utilisateurs auxquels ils n'avaient pas accès ni auraient eu accès nulle part ailleurs».

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