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Alfie.fit: l'économie de partage appliquée à l'entraînement

Le nouveau service de «conciergerie fitness» alfie.fit, lancé le 16 février, propose aux intéressés de se trouver un entraîneur privé, là où désiré, dans un délai de moins de 60 minutes. Le cofondateur de l'application, Lionel Pardin, explique en quoi l'économie de partage crée de nouvelles occasions d'affaires.

lionel pardin

Des attentes en évolution
D'après Lionel Pardin, cela n'a plus de sens en 2017 de payer pour s'adapter à un service. Il constate que depuis l'avènement des Uber, Airbnb et autres, l'habitude de faire venir le service à soi et de le configurer selon les paramètres qui conviennent à chacun s'est créée, pour tout type de service. «Je l’ai vu dans mon travail à titre de consultant, les entreprises doivent se remettre en cause. Le modèle d’affaires doit être revu dans presque toutes les spécialisations pour répondre aux exigences des consommateurs.»

Sa réflexion l'a mené à observer ce qui se fait de mieux dans le domaine des services. Il a constaté que la société est «passée d’une économie de l’offre à une économie de la demande, où tout est conçu en fonction des besoins immédiats du consommateur et de son emplacement». 

la société est «passée d’une économie de l’offre à une économie de la demande, où tout est concu en fonction des besoins immédiats du consommateur et de son emplacement».

Comme plusieurs entreprises émergentes, alfie.fit est donc née d'un besoin non comblé. Dans ce cas-ci, celui de faire du sport, mais sans s'adapter aux horaires d'un centre d'entraînement. Lionel Pardin et ses cofondateurs, Fadi Otaqui et Erol Shashaty, se sont intéressés aux résultats d'une étude gouvernementale qui révèle que
23% des personnes au Québec ne parviennent pas à faire du sport comme ils le souhaitent. Parmi les raisons évoquées, l'horaire de travail, le peu d'activités offertes, le transport compliqué, la paresse, etc. Par ailleurs, six personnes sur 10 ont également affirmé avoir la place pour s'entraîner chez eux ou sur leur lieu de travail. Il ne restait qu'à joindre l'entraîneur au sportif. «Ce qui est au cœur de la révolution numérique et mobile est le fait que nous pouvons mettre le client au cœur du système. C’est lui qui initie le besoin, qui conçoit son produit ou son service, qui le configure sur son téléphone. Les possibilités les plus intéressantes aujourd'hui sont souvent liées à la mobilité et à la puissance des téléphones intelligents», précise Lionel Pardin. 

Revoir l'expérience
Alfie.fit exploite les possibilités du mobile et de l'économie de partage en donnant accès à 200 entraîneurs sur l'île de Montréal, toutes disciplines confondues, selon les critères désirés. Ce faisant, le modèle élimine un intermédiaire, le centre d'entraînement dans ce cas-ci.

Cette manière de procéder, selon le cofondateur du service, représente un exemple de la redéfinition de la chaîne commerciale traditionnelle. De plus en plus, le consommateur, pour se déplacer, devra recevoir plus que le produit ou le service recherché. D'où l'importance d'intégrer de nouveaux aspects à l'offre comme l'expérience client, le service mobile et l'appartenance. «Lolë constitue un très bel exemple selon moi dans le commerce de détail, souligne Lionel Pardin. Ils ont un gestionnaire de communauté par magasin, offrent des cours de yoga et représentent une culture et une expérience plutôt qu’un produit. En créant des événements, ils ont dépassé le stade de détaillants. C'est une marque qui a su s’adapter.»

La marque alfie.fit et l'application iOS ont été conçues par l'agence Rouge On Blue. L'application est disponible sur Apple Store. 

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