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L’assistant personnel d’Amazon arrive au bureau et menace des emplois

À la chronique Bêtes de pub cette semaine, Arnaud Granata, éditeur d’Infopresse, et Stéphane Mailhiot, vice-président, stratégie, de Havas Montréal, reviennent sur la version d'Alexa, l'assistant personnel d'Amazon, qui veut percer le marché du travail. 

Décrit comme un hybride de Siri et de Google Home, Alexa a déjà fait sa marque pour la maison. Connecté aux éléments domotiques de la résidence, le compagnon virtuel permet de centraliser le contrôle des systèmes et sous-systèmes, comme le chauffage, l’éclairage ou la syntonisation de la radio.

Stéphane Mailhiot

havas Montréal

L’assistant personnel d’Amazon est évidemment branché au panier d’achats de sa société-mère. Il permet donc de commander automatiquement les produits dont on a besoin. «Amazon aspire à ce qu’Alexa devienne un incontournable dans la cuisine, en dictant une recette ou en réglant la bonne température du four», explique Stéphane Mailhiot.

«Parmi les applications connectées des grands joueurs technologiques, Amazon est légèrement en avance sur l’intégration de ces éléments», dit Stéphane Mailhiot. Son équivalent en milieu d’affaires pourra ainsi gérer les conférences téléphoniques et planifier des réunions, en plus de commander des articles de bureau écoulés, puisqu’il s’agit tout de même d’un marché de 27 milliards$ dans le monde.  

Toutefois, cette innovation pourrait poser un défi pour les entreprises. «Si des employés exercent des tâches suffisamment administratives pour être remplacés par cette machine, forcément que leur poste est à risque», prévient Stéphane Mailhiot.

Arnaud Granata

infopresse

Si certaines entreprises décident de faire appel aux services d’Alexa, des postes devront effectivement être épurés. «Une organisation pourrait passer de huit à sept assistants par exemple, ajoute Arnaud Granata. Par contre, Alexa n'exécutera jamais le travail à notre place.»

Il s’agit d’un transfert d’argent donc, d’un humain vers une machine, et vers une multinationale. Dans cette logique d’affaires, Amazon entend percevoir une somme approximative mensuelle de sept dollars par terminal.  

«Des observateurs estiment que d’ici 2020, nous aurons plus de conversations avec des bots, donc des machines d’intelligence artificielle, qu’avec notre partenaire de vie», expliquait d'ailleurs Stéphane Mailhiot, dans une entrevue à RDI Économie. Le compagnon virtuel figure parmi les cinq macrotendances à surveiller pour la prochaine année, dans le rapport Trendwatching 2018. 

Retrouvez l’intégralité de la chronique Bêtes de pub, diffusée le jeudi à l’émission Médium large de Radio-Canada Première.

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