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L'année 2017 dans les médias sociaux

2017 a été riche en rebondissements sur les différentes plateformes sociales. Infopresse propose un retour sur cinq nouvelles qui ont marqué l'année. 

1) Les médias sociaux et le contenu original 

En mai dernier, Twitter a annoncé 14 partenariats pour développer son service de vidéos en continu, dont un avec l’agence financière Bloomberg. La première chaîne d'information en continu, diffusée en direct, a été lancée le 18 décembre.

Toujours en mai, le quotidien Wall Street Journal rapportait que Snapchat avait signé des ententes avec plusieurs médias afin de produire du contenu vidéo. La société d'Evan Spiegel aurait conclu des partenariats avec, entre autres, NBC Universal, Turner, Discovery, ESPN et Vice Media, et le tout serait regroupé autour d'un produit nommé Snap TV.

En août, Facebook a dévoilé Watch, son nouveau service de contenus vidéo originaux pour rivaliser avec YouTube et Netflix. Le réseau social a aussi récemment annoncé une mise à jour pour favoriser la recherche de vidéos sur le fil d'actualité. 

2) La guerre entre Facebook et Snapchat, édition 2017

Facebook a d'abord calqué la fonctionnalité Stories de Snapchat sur Instagram, WhatsApp, puis sur Messenger, pour ensuite rendre disponibles ces histoires éphémères sur le réseau social en mars dernier. 

Pour dupliquer les World Lenses de Snapchat, lancées en 2016, Facebook a dévoilé Spaces. Offert en version bêta pour les utilisateurs de l’Oculus Rift, Spaces permet d’interagir dans un monde virtuel en utilisant des avatars. Par ailleurs, Snapchat a récemment mis en ligne une nouvelle application gratuite sur Windows et Macintosh: Lens Studio. Elle a pour but de rendre la création de filtres animés en réalité augmentée accessible à tous, puis d’en faciliter la diffusion.

Finalement, Instagram s'est aussi inspirée de Snapchat avec ses filtres de visage. Alors que les Face Filters ont fait la réputation de Snapchat, le réseau social de Mark Zuckerberg a même repris les filtres les plus populaires comme la couronne de fleurs et les oreilles de lapin. 

3) Twitter se réinvente 

Les 328 millions d’abonnés devront modifier leur manière d'appréhender le concept même du tweet puisque le réseau social a décidé de doubler la longueur maximale des publications, passant de 140 à 280 signes, en novembre dernier. Ce changement majeur modifie la nature même de Twitter. 

Plusieurs utilisateurs dépassaient la limite établie: environ 9% en anglais et 7% en français. Selon Twitter, avec les 280 signes désormais disponibles, cette proportion d’abandons tomberait à 1%.

4) Les élections, Facebook et la Russie 

Une enquête menée par Facebook a montré que des centaines de faux comptes provenant de la Russie ont été utilisés pour acheter des publicités afin de nourrir des tensions politiques aux États-Unis durant les élections américaines de 2016. 

D'ailleurs, Facebook a remis au Congrès 3000 publicités que le Kremlin aurait commanditées. Au total, 100 000$ ont été investis pour cette campagne d'influence sur le réseau social de 2015 à 2017. L’offensive aurait touché environ 10 millions de personnes aux États-Unis, à l'insu Facebook.

Tout récemment, Facebook a annoncé un nouvel outil prévu pour la fin de l'année, afin de permettre aux utilisateurs de savoir s'ils ont été touchés par des pages ou des comptes d'Internet Research Agency, une société liée au renseignement russe et accusée d'avoir publié des milliers de messages pour influencer la campagne présidentielle.

5) Les annonceurs se retirent de YouTube

En mars dernier, une enquête dévoilait qu'un lot de publicités d'annonceurs britanniques apparaissaient près de contenus racistes, extrémistes ou offensants sur YouTube.

En réaction à ces révélations, différents annonceurs, dont McDonald's, HSBC, L'Oréal, The Guardian, le gouvernement britannique, Channel 4 et le réseau BBC ont retiré leurs publicités sur YouTube. D'importantes sociétés américaines ont emboîté le pas, alors que Verizon, AT&T, Walmart, General Motors, Johnson & Johnson et Pepsico ont également retiré leurs publicités de la plateforme.

Autre coup de gueule pour YouTube, alors que le site américain a récemment dû effacer des dizaines de milliers de vidéos d'enfants qui s'accompagnaient de commentaires à caractère jugé pédophile. Encore une fois, une vague d'annonceurs a décidé de se retirer de la plateforme. 

En réaction, la plateforme de Google a dit vouloir engager 10 000 personnes en 2018 pour lutter contre les contenus susceptibles de violer ses politiques.