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Maude Bourcier-Bouchard: incarner le mot «polyvalence»

À 24 ans, la créatrice de contenus de Lg2 derrière le contenu de la page Facebook de Maxi incarne la polyvalence au sens propre: elle conçoit le contenu de marque par écrit, en photo, en vidéo, en animation sur toutes les plateformes numériques.

À son talent de création de contenus, Maude Bourcier-Bouchard ajoute ses compétences en direction artistique, en conception-rédaction et en stratégie. Les médias sociaux, elle en mange et en parle même à la radio.

Son ton audacieux, ludique et rafraîchissant a permis à la page Facebook de Maxi d'accueillir en seulement huit mois 33 000 abonnés et généré près de 20000 engagements.

Certains ont pu tomber sur ses gifs de kale et ses jeux de mots bien roulés sous son pseudonyme web @mauderockwell. Insatiable de contenu, elle parcourt les quatre coins du Québec pour dénicher des sources d'inspiration «instagrammables».

Quelle est la réalisation dont vous êtes la plus fière?

La page Facebook de Maxi, assurément. Alors que les pages Facebook se multiplient et se ressemblent, nous avons réussi à lancer celle de l'épicerie Maxi sans qu'elle ne passe inaperçue, bien au contraire. Grâce à un ton audacieux, ludique et rafraîchissant, la marque ne cesse de se distinguer sur les réseaux sociaux. Ne croyez pas ce texte: allez visiter la page vous-mêmes et constatez tout le plaisir que nous avons!

Que représente pour vous une mention à ce palmarès?

Une grande fierté et une occasion en or de faire connaître mon travail. C'est une très grosse mention «J'aime» qui brise les frontières du virtuel.

Que vouliez-vous devenir lorsque vous étiez enfant?

Représentante pharmaceutique, comme mes sœurs. Probablement en raison du fait que je trouvais ce titre bien impressionnant lorsque je devais répondre à cette traditionnelle question de profession.

Qu'est-ce qui vous a incitée à faire ce que vous faites aujourd’hui?

Mes cours optionnels de publicité et de communications interactives au cégep. J’ai eu un méchant déclic en voyant comment ça me passionnait beaucoup plus que la physique quantique.

Le fait que j'aimais tout m’a ensuite orientée au sein de mon domaine: communications, marketing, stratégie, conception-rédaction, direction artistique, photographie, vidéo, analyse et plus encore. La création de contenu est la spécialité qui me permet de tirer profit de ma polyvalence en jouant dans tous les logiciels et en travaillant réellement toutes les parties de mon cerveau.

Quel est le plus grand défi d'un professionnel des communications aujourd’hui?

Rester à l’affût! Il y a tant de nouveautés chaque jour, voire chaque heure, qu'il est souvent difficile de demeurer au courant de tout. Les médias sociaux représentent un bon exemple où des changements technologiques et de contenu ont fréquemment lieu; il faut être réactif et produire le contenu très vite. 

Comment pensez-vous ou souhaitez-vous influencer l'industrie? Changer les choses?

Faire de la création de contenu une réelle expertise. Souvent, le contenu passe après; je pense fortement qu'on y gagnerait encore plus en mettant celui-ci au centre des réflexions stratégiques.

Aussi, j'espère que les jeunes professionnels seront de plus en plus des couteaux suisses. En encourageant des profils polyvalents en mesure de mener un projet d'A à Z en toute autonomie, on y gagne tous en matière de productivité, partage de connaissances et motivation.

Qu’est-ce que vous ne serez pas dans 10 ans?

La personne qui défend encore la pertinence d'une présence sur les réseaux sociaux pour une marque.

Qui est votre plus grand modèle/mentor?

YouTube.

Sans blague, j'ai tout appris grâce à cette plateforme: des concepts clés du marketing avec Scott Galloway jusqu'aux tutoriels techniques filmés à même la webcam de sous-sol.

Quelle est votre devise?

#1: Pense positif. J'ai même un «Think positive» écrit sur une casquette. 

#2: Qui ne risque rien n'a rien, dit avec les «r» roulés.

En tête-à-tête avec quelqu’un (mort ou vivant), ce serait avec qui?

Ricardo, accompagné de brownies au Nutella de préférence. Il a bâti un empire remarquable grâce au contenu culinaire, tout en restant authentique et constamment inspirant.

En tête-à-tête avec une personne fictive, je choisirais Criquette Rockwell, partenaire de mes fous rires depuis beaucoup trop longtemps et de mon nom sur les réseaux sociaux, @mauderockwell.

Quel projet vous rend verte de jalousie?

Les projets qui utilisent de manière intelligente les technologies à notre disposition et dont les concepts sont tout simples, mais bien exécutés. Cette année, le Facebook Live de Lotto 6/49 en direct du Parc du Mont-Mégantic est probablement le projet qui a le plus fait surgir mon sentiment de jalousie.

À l'extérieur du domaine publicitaire, tous les beaux projets indépendants qui mettent le contenu de l’avant avec passion: les magazines Beside et Dînette, Binging With Babish et C’est Beau.

Quelle est votre plus grande déception?

Avoir fait mon diplôme d’études collégiales en sciences de la santé, en pensant devenir médecin. Après un court stage, je me suis rendue à l’évidence qu’il manquerait radicalement de créativité à mon quotidien. Par chance, il est toujours possible de retirer du positif d'une situation décevante: j'ai pu acquérir de la méthodologie, de la rigueur et un esprit d'analyse, pas-à-peu-près.

Comment décrivez-vous votre travail à votre mère?

Des fois, je photographie mon bras avec un bracelet d'emballage de poire asiatique. D'autres fois, je fais des choses plus sérieuses. Mais je ne dévoile pas dans quel ratio.

Pour connaître tous les autres 30/30 Infopresse 2017, consultez notre dossier.

Photo: Stephany Hildebrand, de Zetä Production

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