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Facebook pour remplacer les centres d'appel?

À la chronique Bêtes de pub cette semaine, Arnaud Granata, éditeur d’Infopresse, et Stéphane Mailhiot, vice-président, stratégie, de Havas Montréal, reviennent sur la plateforme de Messenger, qui permet à Facebook de varier ses sources de revenus. 

arnaud granata

infopresse

Facebook a maintenant atteint les deux milliards d'utilisateurs, et récolte plus de 30 milliards$US par année en revenus publicitaires. Toutefois, les profits générés par le géant du web baissent. 

L'entreprise en croissance, qui veut à tout prix éviter d'atteindre un point de saturation pour le nombre de publicités sur son fil d'actualité, cherche à diversifier ses sources de revenus. 

C'est la raison pour laquelle Facebook se tourne de plus en plus vers son application de messages en direct entre individus Messenger pour accélérer sa monétisation. 

Facebook a annoncé l'arrivée des publicités sur la page d'accueil de son service de messagerie instantanée en juillet dernier. Depuis, les annonceurs ont la possibilité de concevoir des publicités visibles sur la page d'accueil de l'application mobile, mais pas directement dans les messages. Ainsi, ils accèdent maintenant à 1,3 milliard de personnes qui utilisent couramment l'application.

Facebook a aussi lancé plusieurs formats publicitaires, dont Click to Messenger, Messenger Inbox Ads et Sponsored Messages. Ils ont tous été pensés pour faciliter les conversations entre les utilisateurs de Messenger et les marques. 

En entrevue avec le magazine Fast Company, David Marcus, vice-président de Messenger, produits, a prédit que «les gens vont développer l'habitude de se rendre sur Messenger pour chacune de leurs interactions avec les marques, que ce soit une coupe de cheveux ou la livraison d'un colis, parce que l'expérience y sera supérieure à celle des numéro 1 800, des courriels de confirmation ou même de Twitter».

Selon Stéphane Mailhiot, l'aspiration de Facebook est d'essentiellement de «remplacer les centres d'appel». De cette façon, le réseau social s'assure de conserver un maximum d'utilisateurs le plus longtemps possible sur sa plateforme. La logique est la suivante: plus ils y sont présents, plus les marques sont prêtes à investir en publicités. 

stéphane mailhiot

havas

Alors que 70 millions de pages entreprises existent et que 20 millions d'entre elles communiquent avec des utilisateurs de la plateforme, Arnaud Granata prévient toutefois qu'il faudra se questionner quant à l'avenir des plus petits joueurs, dont tous ces médias et commerçants québécois qui perdent des revenus au profit de Facebook. 

Également au programme cette semaine: Des personnalités françaises, dont Jerôme Jarre, ont animé pendant 48 heures une campagne de financement, des fabricants de tabac qui produisent des publicités antitabac et l'industrie des diètes génétiques. 

Retrouvez l’intégralité de la chronique Bêtes de pub, diffusée le jeudi à l’émission Médium large de Radio-Canada Première.

 

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