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Thomas Sychterz: redonner le pouvoir aux créateurs

À 29 ans, Thomas Sychterz gère les opérations d'Ulule Canada en Amérique du Nord. Il compte bien propulser l'expansion de la plateforme de sociofinancement sur tout le continent. 

En 2013, il a co-inventé et cofondé, en plus de coprésider Wipebook, qui développe des cahiers blancs réutilisables. Avec cette entreprise, il a amassé plus de 420 000$ en 30 jours, dans une des plus grandes campagnes de sociofinancement au pays. Il a ensuite conclu une entente dans le cadre de l'émission Dans l'œil du dragon, puis est devenu en 2014 troisième finaliste au titre de l'entrepreneur de l'année au concours MBA World.  

À peine deux ans plus tard, il a conçu LaunchLeap, une plateforme que les entreprises peuvent utiliser pour parler à leurs clients existants ou potentiels avant de mettre sur le marché un produit ou un service. Thomas Sychterz entend bien mettre son talent au service de la collectivité. 

Quelle est la réalisation dont vous êtes le plus fier?
Je crois qu’on associe trop souvent les réalisations à des sommets professionnels. Dans mon cas, la réalisation dont je suis plus fier s'est concrétisée dans un des moments les plus stressants de ma vie. En 2014, des ex-associés ont tenté de me jouer des tours malhonnêtes. J'ai dû simultanément m'organiser afin de monter un dossier complexe pour un procès, avec peu de fonds, en plus de devoir repartir à zéro pour la création d'une nouvelle entreprise. Avec de la persévérance, tout a bien fini.

Que représente pour vous une mention à ce palmarès?
C’est toujours agréable de se faire donner une petite tape dans le dos, surtout d’être mentionné parmi toutes ces personnes talentueuses. Cela dit, de retour au boulot…

Que vouliez-vous devenir lorsque vous étiez enfant?
Joueur de hockey!

Qu'est-ce qui vous a incité à faire ce que vous faites aujourd'hui?
C’est vraiment un concours de circonstances et d’occasions! Je suis souvent mon instinct.

Quel est le plus grand défi d'un professionnel des communications aujourd'hui?
L’authenticité et pouvoir démontrer une valeur ajoutée tangible.

Comment pensez-vous ou souhaitez-vous influencer l'industrie? Changer les choses?
C’est un peu difficile d'y répondre aujourd’hui. Chez Ulule, on travaille directement avec des porteurs de projets et des créateurs. Si je peux les aider à lancer des produits, des projets et des idées pour le bien de la communauté, je serai content de mon travail.

Qu’est-ce que vous ne serez pas dans 10 ans?
Reposé. Il y a beaucoup à faire.

Qui est votre plus grand modèle/mentor?
Un Montréalais qui a littéralement inventé un modèle d’affaires et un concept assez fou, tout en demeurant humble: Pierre Legault. Le fondateur de Moisson Montréal a conçu Renaissance, un OSBL qui constitue un véritable tremplin vers le marché de l’emploi pour ceux qui en ont besoin le plus.

Quelle est votre devise?
J’accepte CAD et Euro. Le dollar américain est actuellement sur hold.

En tête-à-tête avec quelqu’un (mort ou vivant), ce serait avec qui? 
Abraham Lincoln.

Quel projet vous rend vert de jalousie?
Uber. Si simple, mais si puissant. 

Quelle est votre plus grande déception?
De ne pas avoir acheté 100 dollars$ de Bitcoin en 2010.

Comment décrivez-vous votre travail à votre mère?
Je lui dis que j’aide des créateurs!

Pour connaître tous les autres 30/30 Infopresse 2017, consultez notre dossier.

Photo: Stephany Hildebrand, de Zetä Production

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