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Sophie Boyer: faire renaître une marque de ses cendres

En 2012, Sophie Boyer a acheté Audvik, une entreprise de manteaux existante au bord de la faillite. En 2017, la présidente, à peine trentenaire, franchit les cinq ans aux commandes de cette marque entièrement réfléchie, ébauchée et confectionnée au Québec.

Sophie Boyer connaît le sport, ayant déjà chaussé les bottines de skieuse de fond de haut niveau, en plus de conjuguer sport et études pendant plusieurs années. Baccalauréat en administration des affaires en poche, elle a décelé le manque de diversité sur le marché de manteaux d’hiver à la fois techniques, chauds et stylés. Un an plus tard, elle devenait propriétaire d'Audvik. 

La nouvelle présidente s’est entourée de forces complémentaires et a travaillé sans relâche afin de réaliser un important travail de repositionnement stratégique pour la marque québécoise. En quatre ans, l’augmentation du pourcentage des ventes frôle 100%, la marque étant passée de 10 points de vente à plus de 50. Elle s’apprête à dévoiler une image de marque revampée, en plus d’élargir sa gamme de produits. Cette année, Sophie Boyer est plus confiante que jamais. 

Quelle est la réalisation dont vous êtes le plus fière? 

D’avoir pu créer une marque à mon image et enlignée avec mes valeurs. Garder la production des manteaux entièrement à Montréal était vraiment important pour moi, ainsi que d’encourager l’économie locale en offrant des produits de qualité et durables, conçus par des gens d’ici.

Que représente pour vous une mention à ce palmarès?

Vraiment une belle reconnaissance pour tout le travail accompli ces cinq dernières années. J’ai lancé mon entreprise alors que je n’avais que 24 ans, sans vraiment regarder derrière, ni faire de rétrospection, et je crois que cette mention m’a permis de le faire! C’est d’ailleurs vraiment un honneur pour moi et une inspiration de pouvoir être aux côtés de tout ce jeune talent québécois.

Que vouliez-vous devenir lorsque vous étiez enfant?

Gymnaste! haha!

Qu'est-ce qui vous a incitée à faire ce que vous faites aujourd'hui?

J’ai toujours eu une fibre entrepreneuriale, le désir de me dépasser et la mauvaise (ou bonne) habitude de ne pas aimer me faire dire quoi faire. Donc, j'ai naturellement suivi un parcours scolaire en administration des affaires. En parallèle, j’ai travaillé et acquis le plus d’expérience possible dans l’industrie du sport. Lentement, mais sûrement, j’ai placé mes cartes pour me rendre où je suis maintenant rendue, ce n’est pas du tout un hasard!

Quel est le plus grand défi d'un professionnel des communications aujourd'hui?

Se renouveler constamment et continuer d'innover pour se démarquer des autres. C’est vraiment important de se tenir à jour continuellement avec l’arrivée de nouvelles plateformes et médias.

Comment pensez-vous ou souhaitez-vous influencer l'industrie? Changer les choses?

Je ne crois pas avoir une grande influence pour le moment, mais j’espère pouvoir inciter les plus jeunes à se lancer en affaires et à poursuivre leurs rêves. Je souhaite les inspirer à rester authentiques, à leur personne et dans leurs projets.

Qu’est-ce que vous ne serez pas dans 10 ans?

Je ne serai pas remplie de regrets, j’aurai vécu de ma passion.

Qui est votre plus grand modèle/mentor?

Mon oncle et tous les autres entrepreneurs que je côtoie. Cela me permet de discuter et d’échanger sur les défis similaires qu’on vit, et ça nous motive à aller plus loin.

Quelle est votre devise?

Qui risque rien n’a rien, et nos seules limites sont celles qu’on s’impose.

En tête-à-tête avec quelqu’un (mort ou vivant), ce serait avec qui? 

Courir quelques kilomètres avec Terry Fox.

Quel projet vous rend verte de jalousie?

Une de mes campagnes préférées est #ThisGirlCan, créée par le groupe English Sports Council, qui a pour but d’inspirer et d’inciter les femmes de toutes les tailles à faire plus de sport et de passer par-dessus la peur du jugement. La vidéo originale a généré huit millions de visionnements.

Un autre projet qui m'a vraiment marquée, signé Red Bull, est le half-pipe privé fabriqué pour le planchiste Shaun White.

Quelle est votre plus grande déception?

D’avoir encore une seule marque de vêtements sport. À suivre…!

Comment décrivez-vous votre travail à votre mère?

Ma mère est la designer derrière la marque Audvik. C’est elle qui conçoit, élabore et pense les collections avec moi. Alors, derrière sa planche à dessins, elle suit de près (et fièrement) tout ce que je fais. 

Pour connaître tous les autres 30/30 Infopresse 2017, consultez notre dossier.

Photo: Stephany Hildebrand, de Zetä Production

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