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Bleublancrouge lance Glassroom pour «bousculer l’univers média»

Transparence, sécurité et autonomie. C'est sur ces trois valeurs que se fonde Bleublancrouge pour lancer sa division de consultation Glassroom, qui offrira un service d'accompagnement et d'experts-conseils en solutions de performance numérique.

dave gourde

glassroom

Une réponse à un besoin de transparence

L'idée de créer une entité s'est imposée il y a environ six mois, alors que de plus en plus d'annonceurs approchaient l'agence pour qu'elle les aide à jouer un rôle d'agent objectif de conformité, de manière à ce que leurs investissements en numérique soient mis au bon endroit, au bon moment et pour les bonnes raisons. 

Ce besoin de transparence découle d'un véritable enjeu dans la gestion du budget média des annonceurs. 

«L'industrie est minée par les erreurs commises dans la gestion du portefeuille et le partage des données des annonceurs, explique Dave Gourde, qui ajoute à ses fonctions d'associé et vice-président médias de Bleublancrouge la présidence de Glassroom. En ce sens, selon un récent sondage de l'organisme World Federation of Advertisers, 56% des annonceurs ont instauré des programmes de formation internes pour une meilleure compréhension des enjeux en matière de performance numérique et pouvoir s'émanciper de cette dépendance aux agences aux pratiques opaques. Pour nous, l'internalisation des capacités numériques, c'est une bonne nouvelle!»

Cette volonté des annonceurs de rapatrier les médias à l'interne s'expliquerait, selon lui, par le phénomène de commissions cachées. En effet, elles sont souvent établies sur la majorité des points de contact planifiés dans les médias. Un grand groupe mondial aura donc un biais favorable à investir dans un média qui, de par la commission générée, lui procurera une plus grande marge de profit.

charles beaulieu

glassroom

Un nouveau rôle de «police» 

Dans l'écosystème numérique, trois acteurs jouent généralement un rôle: l'agence média responsable de la gestion de ce portefeuille, celle de création qui s'occupe du message, et l'annonceur, qui contrôle son propre écosystème média, son site web, ses plateformes sociales et la gestion de la relation clientèle. «Nous constatons que ces gens se parlent peu, voire pas du tout, soutient Charles Beaulieu, associé et directeur général de Glassroom. Notre rôle consiste donc à regrouper tout le monde autour de la table pour que tous mesurent de la même façon les résultats, puis que les données de tous soient gérées de manière coordonnée, cohérente et constante.» 

Cette façon d'agir permet d'éviter qu'un groupe repousse un problème «dans la cour» de l'autre. «L'exemple classique est de dire, par exemple, j'ai généré de l'achalandage sur le site web de l'annonceur, mon travail est accompli et si son site web n'a pas suscité de conversion, ce n'est pas ma responsabilité, mais la tienne», illustre Dave Gourde.  

«Il s'agit réellement d'un nouveau rôle, car nous ne sommes ni liés à un fournisseur en particulier ni à un partenaire média, ajoute-t-il. Comme nous ne sommes pas rémunérés sur une base de commission, les heures qu'on consacre à accompagner l'annonceur servent à nous assurer que les stratégies maintiennent leur orientation en fonction des objectifs d'affaires préalablement identifiés par l'annonceur.»

Redonner le pouvoir aux annonceurs

Outre cette notion de transparence, Glassroom entend également redonner de l'autonomie aux annonceurs «La plupart des grands groupes donnent une partie de la recette à leurs clients plutôt que la recette complète», soutient Dave Gourde. N'ayant pas tous les ingrédients en main, les annonceurs se trouvent en situation de dépendance envers eux et n'ont pas le choix de les consulter souvent. «Non seulement nous voulons leur donner l'intégralité de la recette, mais nous allons entraîner les annonceurs à bien la préparer, de sorte qu’après un certain temps, ils puissent la réaliser eux-mêmes de façon autonome.»

Le succès d'un projet dépend donc de leur capacité à transférer un maximum de connaissances et de capacités chez l'annonceur. Pour y arriver, l'équipe de Glassroom et les annonceurs doivent travailler ensemble plusieurs fois par jour, au téléphone, mais aussi en personne.  

«Le lieu physique revêt aussi une importance capitale pour faciliter la conversation et la transparence, mentionne Charles Beaulieu. On a bâti une salle d'optimisation où l'on présente les résultats concrets et où chacun apprend l'un de l'autre.»

La clé réside ainsi dans cette relation de confiance. L'équipe compte actuellement cinq personnes et n'a pas pour le moment l'intention de s'agrandir. 

«On veut d'abord développer une relation de confiance et de proximité avec les annonceurs qu’on décide d’aider et qui sont prêts à l'être», explique Charles Beaulieu.

La création de cette nouvelle entité vient clarifier ce que Bleublancrouge avait commencé à faire déjà avec plusieurs annonceurs dans la dernière année. «L'agence a longtemps été reconnue comme une boîte créative, indique Dave Gourde. Avec le lancement Glassroom, on s’émancipe de ça en se donnant une identité claire dans le rôle qu'on peut jouer, tout en restant dans la famille Bleublancrouge.»

 

 

En couverture: Dave Gourde, Charles Beaulieu, Émilie Bertrand et Alexandre Cloutier ​

 

 

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