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Alexis Caron-Côté: marquer les esprits

Alexis Caron-Côté a été repéré alors qu'il travaillait dans un magasin de planches à neige. Six ans plus tard, à 29 ans, il est sur la pente montante pour devenir un des concepteurs-rédacteurs d'avenir de Sid Lee

Parmi ses plus récentes réalisations, il faut noter les deux dernières offensives de la gamme de peintures Sico. Par ailleurs, l'exécution Street Swatches, qui a associé les couleurs de la rue et des passants à la gamme de couleurs Sico grâce à un capteur placé dans un abribus lui a valu un Lion de bronze, dans la catégorie Cyber, à la dernière édition du Festival international de la créativité de Cannes. Avec ou sans planche à neige, Alexis Caron-Côté a bien réussi son saut créatif. 

Quelle est la réalisation dont vous êtes le plus fier?

C’est une bonne question. Vite comme ça, je vous dirais: les plus récentes exécutions pour Réno-Dépôt et Sico. D’avoir réussi à créer quelque chose de si simple, de l’avoir fait nous-mêmes à l’interne et d’avoir connu ce genre de succès, c’est très plaisant. Aussi, de pratiquer ce métier entouré de gens aussi talentueux et d’être capable de tirer mon épingle du jeu, ça me rend quand même fier.

Que représente pour vous une mention à ce palmarès?

Sérieusement, c’est un grand honneur. Il y a six ans, je vendais des planches à neige. Aujourd’hui, je vends des campagnes de pub. Ça ferait une bonne citation en gras à côté de ma photo.

Que vouliez-vous devenir lorsque vous étiez enfant?

Astronaute l’été ET joueur d’hockey dans la LNH l’hiver.

Qu'est-ce qui vous a incité à faire ce que vous faites aujourd'hui?

- La série Tribu.com.
- Un coup d'éclat d’Ecko avec Air Force One, une vidéo virale avant le temps du viral (par contre, cela ne m’a jamais donné le goût de porter de l'Ecko).
- L’offre de stage de Philippe Meunier, cofondateur de Sid Lee, pendant que je lui vendais une planche à neige Burton Custom X de 154 cm (ça allait être parfait pour son voyage à Jackson Hole, au Wyoming).

Quel est le plus grand défi d'un professionnel des communications aujourd'hui?

Ne pas être cheesy tout en étant touchant, être disruptif tout en étant pertinent, puis répondre à un questionnaire avec des buzzwords sans avoir l’air prétentieux.

Comment pensez-vous ou souhaitez-vous influencer l'industrie? Changer les choses?

J’ai envie de produire des pièces dont les gens vont se rappeler. Que ce soit grâce aux histoires qu’elles raconteront ou aux choses qu’elles vont changer. Sinon, mon travail est constamment influencé par les grands de la pub. Si je pouvais en influencer deux ou trois à mon tour, ça serait mission accomplie.

Qu’est-ce que vous ne serez pas dans 10 ans?

Un conférencier poivre et sel qui chiale sur le fait que la pub, c’était mieux il y a 10 ans (même si ma blonde a pensé le contraire quand je lui ai lu ma réponse) et un gars qui aura rangé le couteau qu’il avait entre les dents.

Qui est votre plus grand modèle/mentor?

Ce serait difficile de nommer une seule personne. Donc, je vais y aller avec ceux qui m’inspirent au quotidien: Mitch Hedberg, solide humoriste, maître du shower toughts, et Alex Bernier, solide publicitaire, maître de l’importance des détails. (j’envoie quand même un petit coucou à Guillaume Bergeron et à Jo Lavoie, les premiers à me montrer comment jouer dans les ligues majeures. Coucou, les gars).

Quelle est votre devise?

«Moi, j’veux juste gagner l'iPad.»

En tête-à-tête avec quelqu’un (mort ou vivant), ce serait avec qui? 

Patrick Roy, vivant.

Quel est le projet qui vous rend mort de jalousie?

This is Sports Center. Une campagne de Wieden+Kennedy tellement sur la coche et avec des insights tellement forts qu’elle a duré 23 ans, sans s’essouffler. C’est presque impensable de créer quelque chose du genre aujourd’hui, mais à chaque brief que je reçois, je me dis que je vais tenter ma chance.

Quelle est votre plus grande déception?

Ne pas encore savoir qui s’occupe de la page Sous-sol aux nouvelles.

Comment décrivez-vous votre travail à votre mère?

Ma mère a tout compris. C’est vraiment plus elle qui décrit mon travail à tout le monde. Dans son bureau, il n’y a pas beaucoup de photos de moi, mais il y a mes pubs, par exemple. Je me demande encore si ça me rend triste ou fier.

Pour connaître tous les autres 30/30 Infopresse 2017, consultez notre dossier.

Photo: Stephany Hildebrand, de Zetä Production

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