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Pleins feux sur la réalité des femmes entrepreneures au Québec

Le Réseau M de la Fondation de l’entrepreneurship dévoile  l’Indice entrepreneurial québécois 2017. Cette année, le groupe s’est principalement attardé à la situation de l’entrepreneuriat féminin. Les résulats sont porteurs d'espoir puisque depuis 2009, le taux de nouvelles entrepreneures a dépassé celui des hommes. 

L'Indice 2017 est présenté par la Caisse de dépôt et placement du Québec, et réalisé en partenariat avec l'Institut d'entrepreneuriat Banque Nationale-HEC Montréal et la firme de recherche Léger. 

Les données semblent encourageantes, même si l'on considère que seulement 22% des femmes en communications-marketing occupent des postes de direction générale. Pourtant, elles représentent 57% de la main-d’œuvre de l’industrie. 

Les femmes sont moins nombreuses que les hommes en nombre absolu dans la chaîne entrepreneuriale. Les taux de chefs d'entreprises observés en 2017 sont de 5,3% pour les femmes, et 8,6% pour les hommes. Cependant, depuis 2009, elles passent davantage des intentions d'entreprendre aux démarches concrètes, dans un ratio de 4,2 fois contre 2,9 pour les hommes. 

«Les intentions des femmes de se lancer en affaires demeurent élevées, témoignant des efforts de valorisation du métier réalisés à ce jour, explique Michèle Boisvert, première vice-présidente, rayonnement des affaires, de la Caisse. Il faut maintenant davantage les mettre en valeur afin d'en faire des modèles inspirant pour la jeune génération.» 

Des propriétaires moins nombreuses, mais investies 

Dans les faits, elles représentent 40% des propriétaires d'entreprises. Cependant, le taux de nouvelles entrepreneures dont l'organisation est en activité depuis moins d'un an est considérablement plus élevé, s'établissant à 51,4%. 

«L'entrepreneuriat féminin est tout sauf monolithique, et l'Indice 2017 nous a permis d'établir que si les femmes ne sont peut-être pas encore assez présentes en quantité dans la chaîne entrepreneuriale, elles représentent des chefs de file de qualité, ayant l'étoffe pour bâtir des entreprises nécessaires à la prospérité du Québec», indique Rina Marchand, directrice principale, contenus et innovations, de la Fondation de l'entrepreneurship. 

Le temps moyen accordé aux activités principales de l'entreprise est supérieur de 20% chez les femmes: 59,8 heures par semaine, contre 50 pour les hommes. La volonté de réinvestir leurs surplus budgétaires pour améliorer leur société est aussi significative: 57,8% chez les hommes, contre 71,5% chez les femmes. 

Être propriétaire, une affaire de famille

Au Québec, près d'un propriétaire sur deux provient d'une famille déjà dans le domaine. Cette réalité augmente considérablement les chances pour les femmes de devenir entrepreneures, selon l'étude: 2,9 fois contre 1,6 chez les hommes. 

Ce contexte familial augmente même de 83% la probabilité pour une femme d'avoir une entreprise avec un employé et plus. La famille n'est cependant pas l'unique déclencheur. Les études universitaires accroissent de 29% le taux d'intention d'entreprendre chez les jeunes, peu importe le sexe. Et près de la moitié de ces personnes (45,8%) ont l'intention de le faire avec leur conjoint. 

Encore des jalons à franchir 

Bien que les femmes égalent, voire surpassent leurs homologues masculins du même profil en matière d'aptitudes, d'ambitions et d'efforts fournis, l'Indice entrepreneurial québécois 2017 réitère que des efforts doivent encore être accomplis en matière de sensibilisation auprès des jeunes femmes, afin qu'elles soient présentes en plus grand nombre dans la chaîne entrepreneuriale. 

Sur les 15 membres administrateurs de la Caisse, seulement cinq femmes siègent au conseil. Plus de 10 ans plus tard, la parité n'est pas tout à fait atteinte donc, en vertu de la loi sur la gouvernance des sociétés d’État adoptée en 2006 par le gouvernement québécois. 

Ces résultats sont toutefois encourageants. D'ailleurs, depuis 2009, les taux d'intention de se lancer en affaires du groupe d'âge 18-34 ans, ont plus que triplé.  Cette grande volonté d'entreprendre chez les jeunes Québécois est une tendance qui se confirme année après année dans l'Indice. 

 

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