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Danick Archambault: le plaisir d'enseigner

Engagé depuis 2006 au sein du Conseil des directeurs médias du Québec (CDMQ), Danick Archambault, vice-président et directeur média de Jungle Média, en a été nommé président cette année. Un choix qui pourrait s'expliquer par un mot: connaissance.

Connaissance du marché et de ses spécificités. Connaissance de l’offre proposée. Connaissance de la cible et de ses habitudes. Connaissance des outils disponibles. Connaissance, même, des changements qui pourraient survenir en criant ciseau... ou en criant «Netflix», «Facebook» ou encore «mobilité».

Voilà autant d'aspects différents à connaître pour pratiquer le métier de Danick Archambault, celui de directeur média. Le tout, dans un monde de plus en plus numérique, où les points de contact se multiplient et qui donne le tournis aux annonceurs qui cherchent à s'imbriquer dans cet environnement qui se transforme sans cesse.

«TRAVAILLER EN MÉDIA, C’EST COMME DE RÉPARER UN AVION EN PLEIN VOL.»

«Le mobile est aujourd'hui le premier et le dernier écran qu’on regarde chaque jour, illustre Danick Archambault. On est constamment en contact avec les médias, et c’est nouveau d'avoir une relation de ce genre. C'est la raison pour laquelle chez Jungle, on se dit souvent que de travailler en média, c’est comme de réparer un avion en plein vol: c'est un monde en constante évolution et ça bouge.»

De l'avant-plan à l'avant-scène

Pour bouger, les médias sont de vrais champions. L'on pourrait même les qualifier d'hyperactifs. Il y a à peine 10 ans, le tout premier appareil iPhone se dévoilait, et Facebook ne comptait «que» 58 millions d'utilisateurs. En 2017, Facebook en dénombre maintenant deux milliards, et 60% des Québécois possèdent un téléphone intelligent. Sans compter l'arrivée de Netflix et des chamboulements dans les médias traditionnels: à la télévision, dans les journaux, à la radio, le contenu est morcelé. Et il se consomme selon nos propres préférences personnelles.

«L'acpect média, depuis une dizaine d’années, est vraiment placé à l’avant-plan, explique Danick Archambault. Il joue un rôle beaucoup plus important qu'auparavant, et nous [les directeurs médias] sommes aujourd'hui appelés à donner notre opinion et à développer un aspect stratégique dans ce qu’on fait.»

«CIBLER LES CHOSES DE LA BONNE FAÇON, AU BON MOMENT ET AVEC LES BONS OUTILS.»

La stratégie de Danick Archambault? «Cibler les choses de la bonne façon, au bon moment et avec les bons outils.»

Quant à son opinion, elle est divulguée sur de nombreuses tribunes: par le CDMQ, où il a «un rôle de prise de position pour proposer une vision à l'industrie»; chez Jungle, où «l'on s'assure de faire connaître et comprendre aux annonceurs la spécificité des marchés québécois et canadiens»; et même auprès des étudiants et de ses pairs, lui qui agit comme chargé de cours à l'Université de Sherbrooke et comme formateur au Campus Infopresse.

«J’AI TOUJOURS AIMÉ ÊTRE PROFESSEUR, ÇA ME FORCE À COMPRENDRE.»

«J’ai toujours aimé être professeur, ça me force à comprendre, explique Danick Archambault. Si j'ai à enseigner quelque chose, je dois alors connaître mes affaires et être à jour. Puis, l’opinion et la perception varient beaucoup d'une personne à l'autre; chaque classe m'apporte un éclairage différent. Je ne le vois pas comme du travail, c'est simplement valorisant.» 

«Construire quelque chose»

Avec le CDMQ, Danick Archambault entrevoit sa présidence comme l'occasion de faire connaître à un plus grand nombre «le rôle des gens en médias», autant ceux à l'intérieur des agences que celui des autres joueurs des communications, comme les annonceurs et les partenaires médias.

«C'EST LE MOYEN DE PROMOUVOIR UNE COLLABORATION INTERPROFESSIONNELLE DANS UN UNIVERS CONCURRENTIEL.»

«Pour moi, faire rayonner l'écosystème média est super important. C'est le moyen de faire comprendre l'importance de notre métier, mais aussi de promouvoir une collaboration interprofessionnelle dans un univers concurrentiel», estime-t-il.

De plus, l'on s'étonnera peu d'apprendre que le CDMQ version Danick Archambault souhaite porter une attention particulière à la formation. «Comment peut-on s'assurer qu'on forme adéquatement la relève? Autant celle déjà à l'emploi que celle sur les bancs d'écoles. C'est vraiment l'une de mes priorités.»

Avec Jungle Média, l'objectif du vice-président et directeur média est de continuer à «construire quelque chose» conjointement avec son équipe d'une quinzaine de personnes. Pour la petite histoire, il y a seulement trois ans, Danick Archambault lançait cette filiale rattachée à Cossette et y travaillait seul.

«CE QUE J'AIME SURTOUT DE MON TRAVAIL, C'EST DE REGARDER CE QUE J'AI À ACCOMPLIR, PUIS DE DÉTERMINER COMMENT JE PEUX LE FAIRE DIFFÉREMMENT.»

«On a peu d'années derrière la cravate, mais les annonceurs nous font déjà confiance. On s’attarde à certains éléments spécifiques qui font notre succès: la formation, les personnes avec qui l'on travaille, l’esprit entrepreneurial qui nous caractérise. Et l'on se plaît là-dedans.»

Ce qu'il aime de son travail, c'est de regarder ce qu'il à accomplir, puis de déterminer comment il peut le faire différemment. «En somme, Jungle veut poursuivre sa croissance, mais une croissance en matière de personnes, de compétences et de créativité, conclut Danick Archambault. Oh! Et que ça continue d'être enrichissant.»

Et ça, une industrie le souhaite, car ce qui enrichit l'esprit de Danick Archambault profite ensuite à ceux qui écoutent ses enseignements.

Consultez le dossier complet des personnalités Infopresse 2017.

*Photo:

Photographe: Geneviève Caron (FH-Studio)
Maison de production: FH Studio
Production: Charles Massicotte
Coordonnation à la production: Michel Beauchemin
Production exécutive: Fayçal Hajji
Assistance à la photo: Philippe-Michel Desrosiers
HMUA: Éloïse Bourbeau
Stylisme: Léa Grantham
​Direction artistique de plateau: Jeremy Sandor & Eric Chiasson

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