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Semaine mouvementée pour 4 marques

C'est vendredi, et la fin de semaine tombe à point pour Fiat Chrysler, Renault, Volkswagen et LL Bean, qui n'ont pas eu la semaine la plus facile sur le plan des communications.

Des constructeurs automobiles à l'amende

L'histoire se déroule le 12 janvier dernier et concerne (encore) des schémas élaborés pour tromper les émissions polluantes des moteurs diesel. Après Volkswagen durant l'automne 2015, c’est au tour de deux autres grands fabricants d'automobiles de se retrouver en plein «dieselgate», des deux côtés de l'Atlantique.

D'abord, Renault est dans l'œil de la justice française, alors que trois juges ont été chargés d'enquêter sur les méthodes présumées du constructeur français pour contrôler les émissions polluantes de ses moteurs diesel.

La même journée, Fiat Chrysler s'est fait formellement accuser par l’Agence américaine de protection de l’environnement d’avoir dissimulé la présence d’un logiciel ayant conduit à des émissions excessives de gaz polluants dans plus de 100 000 de ses voitures diesel aux États-Unis.

L’Agence américaine de protection de l’environnement indique que Fiat Chrysler est passible de sanctions civiles et de pénalités financières de 4,6 milliards$US, une somme susceptible d'être négociée dans le cadre de procédures judiciaires à venir.

Du côté de Renault, si elle est jugée coupable par les enquêteurs, le code de la consommation français prévoit pour son stratagème illégal sept ans d'emprisonnement et une amende maximale pouvant aller jusqu'à 10% du chiffre d'affaires de l'entreprise. Pour Renault, cela représenterait 4,5 milliards d'euros.

Une solution serait de faire comme Volkswagen, qui a récemment plaidé coupable de fraude, acceptant de verser des pénalités supplémentaires de 4,3 milliards$US aux États-Unis pour clore les poursuites pénales qui visent l'entreprise. Cette somme rondelette s'ajoute aux 17,5 millards$US que Volkswagen s'était déjà engagée à payer pour couvrir les coûts du scandale lié à ses moteurs diesel truqués.

Les tweets de Donald Trump concernent aussi les marques

Jeudi dernier, le président élu Donald Trump a invité ses abonnées sur Twitter à acheter des vêtements LL Bean. La raison? Soutenir Linda Bean, héritière de l'entreprise et pointée du doigt pour avoir contribué financièrement à la campagne électorale de Donald Trump avec un don à hauteur de 60 000$ et versé à titre personnel par Linda Bean, rapporte Fortune.

La réponse de LL Bean n'aura pas tardé. Dans un message publié sur sa page Facebook, l'entreprise indique qu'«aucun individu ne parle seul au nom de la société ou de ses valeurs», se disant même «perturbée» par l'image que ce tweet donne à la marque, à savoir l'impression de soutenir le programme politique de Donald Trump.

Fait à noter: Digiday rapporte qu'à la suite du tweet du président américain, les mentions de LL Bean sur le web ont explosé, avec une augmentation de 905% par rapport à la semaine précédente. Digiday précise que ces mentions sont hautement polarisées, car 55% sont positives (mais principalement émises par des partisans de Donald Trump), tandis que 45% sont négatives (provenant surtout d'opposants au nouveau président).

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