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Arnaud Granata signe un livre sur l’échec

Doit-on échouer pour arriver à ses fins? Dans une société de l'ultraperformance, l'éditeur d'Infopresse se questionne sur le pouvoir de ne pas tout réussir. D’Alexandre Taillefer à Jean-François Bouchard en passant par Christiane Germain, Le pouvoir de l’échec offre un autre regard sur leur réussite en affaires.

arnaud granata

(PHOTO: julie artacho)

Dans ce nouveau volume, Arnaud Granata traite du sujet de l’échec pas comme d'une fin en soi, mais comme un passage et même éventuellement, un moteur. Par des portraits et des entrevues avec des personnalités qui connaissent du succès dans différents secteurs ainsi qu’avec des spécialistes, il s’est mis à la recherche des clés du succès dans les inévitables échecs.

«A l'origine, je voulais produire un ouvrage sur le succès d'entrepreneurs québécois, affirme Arnaud Granata. Mais une expérience personnelle de l'échec m'a fait constater que derrière chaque entrepreneur qui a réussi se cachent aussi des échecs, petits ou grands, qui forgent leur histoire. Ce livre est construit comme une quête: pourquoi a-t-on si peur d'échouer? Et pourquoi valorise-t-on autant la performance, parfois jusqu'à l'excès?»

Plusieurs personnalités ont participé à l’exercice: Christiane Germain, Caroline Néron, les fondateurs de Frank + Oak (Ethan Song et Hicham Ratnani), Christiane Charrette, le chef Martin Juneau, mais également des spécialistes comme la sociologue Diane Pacom, la psychologue Rose-Marie Charest et le philosophe Jocelyn Maclure.  

jean-françois bouchard

sid lee

Parmi les intervenants rencontrés par Arnaud Granata, mentionnons le fondateur et associé de Sid Lee, Jean-François Bouchard, qui revient sur les débuts fulgurants de son agence, qui a dû subir de durs contrecoups quelques années plus tard: lors de l’éclatement de la bulle économique de 2001, puis lors de la perte d’un client important aux États-Unis.

Quant à Christiane Germain, coprésidente du Groupe Germain, elle revient sur le parcours parfois difficile qui l’a menée à la tête d’un groupe qui compte aujourd'hui une quinzaine d’hôtels au pays: ses apprentissages dans un milieu à prédominance masculine se sont nourris de ses embuches et échecs – un des plus mémorables étant l’achat de l’auberge Hatley, qui a brûlé en mars 2006. «Ma vie n’a jamais été un quart de neuf à cinq. Il faut vraiment pouvoir garder un recul devant nos succès et nos échecs pour qu’ils ne changent pas notre rapport au travail», relate-t-elle dans Le pouvoir de l’échec.

CHRISTIANE GERMAIN

groupe germain

C’est donc à la lumière de ces entretiens qu’Arnaud Granata réfléchit à la façon dont on perçoit les revers, tout en ouvrant la porte à la réflexion personnelle.

Le livre est publié aux Éditions La Presse. La couverture est quant a elle l'idée de Compagnie&cie. La préface est signée par Alexandre Taillefer. 

Cet ouvrage est en librairies dès aujourd'hui et sur la Boutique en ligne Infopresse.

Sur les réseaux sociaux, Arnaud Granata invite les internautes a partager leurs échecs avec le mot-clic #echec. 

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