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Coaching professionnel: pourquoi et comment choisir?

Dans un marché de l’emploi en mutation et toujours plus compétitif, le coaching professionnel reste un outil précieux pour débloquer des situations, valoriser certaines compétences  ou même faire évoluer ses faiblesses. Mais comment aborder cet accompagnement et comment choisir son coach?  

Caroline Starecky

présidente de Coaching&Cie

Comme le précise Caroline Starecky, présidente de Coaching&Cie, «il y a toujours un élément déclencheur qui pousse quelqu'un à engager un coach d'affaire», que l’on peut catégoriser de deux manières. Soit cela provient d’une volonté propre à l'individu: changement de profession, risque de perte d’emploi… Soit l'idée est suggérée par l’environnement, généralement l'entreprise qui emploie l'individu, afin d'aider un employé (améliorer des compétences managériales ou de savoir-être, surmonter une difficulté à passer un cap hiérarchique, etc.). «Peu importe la raison d’engager un coach, il faut que les objectifs soient clairs et que la démarche de coaching soit mesurable. Tout ceci peut être déterminé avec le coach dès le début du processus», précise Caroline Starecky.

«Il faut que les objectifS soient clairs et que la démarche de coaching soit mesurable»

Définir son besoin et son projet

Il n’y pas qu'un seul genre de coaching, mais bien plusieurs types de coachings qui s’adaptent à différentes situations: coaching exécutif, coaching de carrière, coaching personnel… Aussi, l'approche variera selon la carrière et les besoins d’un individu: reconversion, nouvelle prise de poste ou promotion, chômage. Le coaching n'est pas non plus basé sur de véritables distinctions de catégories socioprofessionnelles. Certaines professions, comme celles issues du milieu entrepreneurial, seront peut-être plus à même d'y avoir recours, mais toutes peuvent être coachées.  

Renaud Margairaz

fondateur d'Éminence

La clé, c’est de s’être préparé en ayant défini des objectifs précis, comme l'explique Renaud Margairaz, fondateur d'Éminence (spécialisé en branding personnel) avec un exemple concret: «Un client s’est lancé dans un projet social dont il souhaitait être l’ambassadeur alors qu’il venait du secteur de l'immobilier. Il s’agissait donc de fixer des objectifs en relations publiques: comment se présenter soi-même ainsi que son parcours, comment livrer ses messages clés; tout cela afin que la communication soit sensée et authentique. Il ne faut pas tomber dans le storytelling car on ne veut pas créer quelque chose de faux.»

Même si, statistiquement, les études réalisées tendent à prouver que les personnes ayant fait appel au coaching sont plutôt enclines à renouveler l’expérience, toutes les personnalités ne sont pas sujettes au bénéfice d’un coaching à un instant donné de leur carrière. En effet, il convient d’être ouvert à une forme d’introspection. Les objectifs sont également évolutifs et peuvent changer en cours de route. «Que cela soit une démarche personnelle ou financée par son entreprise, le coaching professionnel ne dicte pas quoi faire: il vise à guider, à poser des questions, à soutenir et accompagner les personnes pour qu’elles arrivent à leurs propres réalisations. Il faut être prêt à se questionner, et à évaluer ses propres responsabilités. Cela permet de déceler ou d’accepter des situations qui peuvent durer depuis des années et changer les perspectives de carrière à court, moyen ou long terme en assumant ses choix de manière consciente», explique Caroline Starecky.

Compétences et méthodologie adaptées, mais surtout un bon feeling

«Ultimement il faudrait prendre sa décision avec son cœur PLUTÔTqu’avec sa tête»

Il convient toutefois d'être prudent, puisque n’importe qui peut se proclamer coach et cela nuit à la perception de la profession. Des organismes comme la Fédération internationale des coachs œuvrent pour une reconnaissance des compétences et connaissances avant que ne débute l’accompagnement. Vérifier les certifications et les formations de certification des coachs que l'on référence est un réflexe à avoir.  

Les qualités de coach ne sont ni innées ni formellement basées sur des références ou anciennes fonctions. «J'ai déjà coaché un avocat sans pour autant avoir une expérience de juriste. L’important, c’est de sentir en tant que coach que nous pourrons faire évoluer la personne, la faire progresser et la challenger. Il est tout aussi important de bien choisir le style de votre coach. Certains préféreront avoir des personnes plutôt extraverties, d’autres se sentiront en confiance dans un cadre plus rigoureux avec, par exemple, des travaux à faire entre les séances.»

Pour Renaud Margairaz, il est important d’avoir une méthodologie claire pour créer le lien de confiance: «Nous avons une démarche pragmatique où nous utilisons les outils de la gestion de marque et du conseil en stratégie adapté à l’humain. La première étape en est une de diagnostic et d’écoute pour définir l’objectif du client; la seconde est axée sur le positionnement, en interrogeant le marché et l’environnement (cartographie des compétiteurs, meilleures pratiques…) pour établir la feuille de route basée sur les objectifs des clients. Enfin nous les accompagnons en mettant en œuvre les outils sélectionnés et en réalisant le coaching personnel soutenant sa stratégie de développement professionnel.»

La profession étant en plein essor, il reste à faire son choix à travers beaucoup de canaux d’information. Les recommandations du réseau, les sites web, pages personnelles ou réseaux sociaux, dont LinkedIn, sont autant de moyens de référencer et de sélectionner un coach.  «Il est toujours préférable de voir plusieurs personnes au départ. Ultimement, il faudrait prendre sa décision  avec son cœur plutôt qu’avec sa tête. Il faut avoir envie d’aller voir cette personne avec qui l’on va travailler parfois pendant plusieurs semaines», conseille Caroline Starecky.

Concernant les qualités essentielles d'un coach, il ou elle doit être «inspirant», selon Caroline Starecky, et «savoir insuffler une énergie extérieure à travers l’empathie», pour Renaud Margairaz. Ils s’accordent tous deux sur la qualité la plus importante: l’écoute active. «Un coach devrait toujours beaucoup plus écouter que parler», conclut Caroline Starecky.

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