La référence des professionnels
des communications et du design

Amazon Prime day: «Pour plusieurs, la consommation est un sport, une religion»

Le 12 juillet avait lieu pour une deuxième année, à l’échelle mondiale, Amazon Prime day, grand-messe estivale de la vente en ligne. Cette année, Amazon n'était pas seule, laissant présager l'émergence d'une nouvelle tradition. Les explications de Jacques Nantel, professeur titulaire de HEC Montréal.

Peu publicisée en 2015, la deuxième tentative d'Amazon de créer un événement à date fixe a été accompagnée d'une campagne à grand déploiement. Le but de cette journée pour le géant de la vente en ligne est double: d'une part, créer une date de grandes promotions du type Vendredi fou ou lendemain de Noël, de l'autre, augmenter les inscriptions à son service Prime.

Comme l'opération a été très populaire déjà l'an dernier, les concurrents d'Amazon n'ont pas tardé à joindre le mouvement. Walmart, Target, Best Buy, Gap, Toys R Us, Sears, Banana Republic ont tous déployé de grands soldes afin de marquer le coup. 

Selon Jacques Nantel, l'objectif serait, à terme, de créer une autre journée de référence. «S’ils réussissent, tous les autres joueurs devront suivre, les grands comme les plus petits. C’est ce qu’on voit de plus en plus. Mais ce n’est pas vrai que seuls les grands détaillants en profiteront. Il suffit de bien prévoir le coup.»

Tel que rapporté par la CNBC, l’édition 2016 de ce nouvel événement aurait rapporté à Amazon les plus grosses recettes jamais enregistrées pour une seule journée. 60% de plus de commandes auraient été passées dans le monde. 

Pour Jacques Nantel, il est plus rapide aujourd’hui qu’autrefois d’instaurer des événements. Au pays, il y a quelques années seulement, le commun des mortels ne croyait pas que la tradition du Vendredi fou serait adoptée en masse. Pourtant, celui-ci, tout comme le Cyber lundi, a été adopté presque instantanément. Pourquoi? «On instaure des rituels, explique-t-il. On crée un événement qui laisse présager pour de nombreux consommateurs qu’il se passe quelque chose à cette date précise. Il faut savoir que pour plusieurs, la consommation est un sport, une religion.»

 

comments powered by Disqus