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Saint-Jacques Vallée Y&R regroupe ses activités sous l’enseigne de Taxi

Pascal De Decker, directeur général et directeur de création exécutif de Taxi Montréal, est promu coprésident aux côtés de Jacques Labelle, jusqu’alors président et chef de la direction de Saint-Jacques Vallée Y&R.

Ils relèveront tous deux de Rob Guenette, chef de la direction de Taxi Amérique du Nord. L’alliance des deux agences, membres du réseau WPP, portera le nombre d’employés montréalais à 80 personnes. Les équipes de Saint-Jacques Vallée Y&R migreront donc dans les locaux de Taxi, rue St-Alexandre, cet été.

Vers une nouvelle ère de croissance
«Taxi Montréal et Saint-Jacques Vallée Y&R ont toutes deux une solide expérience du marché québécois, déclare Rob Guenette. L’alliance de leurs forces permet d’entamer une nouvelle ère de croissance en contribuant à bâtir des marques fortes au Québec et dans tout le pays. Cette fusion poursuit l’intégration amorcée à Toronto l'an dernier, alors que le bureau de Y&R s’était associé à Taxi.»

Taxi, dans sa forme actuelle, comptera également des actionnaires québécois minoritaires.

En effet, la succursale torontoise de Y&R a regroupé ses activités sous la bannière de Taxi en juillet 2015. À l’époque, aucun changement n’avait été apporté à Saint-Jacques Vallée Y&R, détenue à 51% par un actionnariat québécois et à 49% par WPP/Young & Rubicam Group. Taxi, dans sa forme actuelle, comptera également des actionnaires québécois, toutefois pas majoritaires (l'agence n'a pas dévoilé à hauteur de quel pourcentage). Il s’agit de la seule agence du réseau Taxi avec des actionnaires locaux.

«Ce partenariat stratégique renforce notre offre nationale et nous permet d’ajouter de très belles marques à notre portfolio, comme Danone, Fromageries Bel (La Vache qui rit, Babybel, Boursin), Bombardier Produits Récréatifs et diverses marques de Pfizer», souligne Pascal De Decker, qui conserve par ailleurs son titre de directeur de création exécutif de l’agence. Taxi a notamment comme clients Fido (dont le compte a été gagné en mars dernier), Moosehead, Léon et Incognito. Les deux entreprises ont affirmé qu’il n’y avait pas de conflits d’intérêts entre leurs clients respectifs.

«Avec toute l’expertise de l’équipe de Saint-Jacques Vallée Y&R, tout est en place pour que l’agence continue sur sa lancée, poursuit Pascal De Decker. Aussi, je retrouve Jacques Labelle, qui m’a offert, il y a 15 ans, de traverser l’Atlantique pour me joindre à Cossette. Nous sommes deux créatifs, devenus directeurs de création, puis leaders de nos agences respectives. Ce passé commun nous assure une même compréhension du besoin essentiel de grandes idées dans le respect d’une stratégie forte.»

«Nos clients demandent une expertise nationale plus poussée.»

Quant à Jacques Labelle, il souligne l’intérêt d’avoir des antennes dans l’ensemble du pays par ce réseau: «Nos clients demandent une expertise nationale plus poussée. En nous joignant à Taxi, nous serons en mesure de leur offrir un point de vue pancanadien. Le regroupement signifie donc pour nos clients plus de profondeur, plus de solidité et l’accès à plus de ressources à Montréal, mais aussi à Toronto, où Taxi compte deux agences, à Vancouver, à New York et à Chicago.» 

Fin de la bannière Y&R au Canada
Cette annonce, à la suite de celle de Toronto l'an passé, marque la fin de la bannière Y&R au Canada pour le moment. Le réseau Y&R continuera néanmoins d’exister sous d’autres formes ici. Le groupe Young & Rubicam comprend les bannières Y&R, Wunderman, Landor, KBM, Blast Radius et quelque 20 autres entreprises dans le monde.

Rappelons que Y&R Montréal est devenue la première agence Y&R hors des États-Unis en 1932.  

«Nous avons décidé de miser sur la force de la marque Taxi.»

En 1995, Madeleine Saint-Jacques et Louis-Éric Vallée avaient acquis 51% de ce qui s’est ensuite nommé Saint-Jacques Vallée Y&R. Taxi a-t-elle songé à conserver une partie de l’héritage de Madeleine Saint-Jacques et Louis-Éric Vallée dans son nom? «On y a pensé, mais nous avons décidé de miser sur la force de la marque Taxi. Sans renier le passé, nous ne voulions pas complexifier la structure», souligne Pascal De Decker, qui a également affirmé qu’un prix Madeleine Saint-Jacques serait créé au sein du réseau et qu’on réfléchissait actuellement à la forme exacte que celui-ci prendrait. 

Paul Lavoie, fondateur de Taxi, conclut, à propos de ce changement au sein de l'agence: «Ce sera le même Taxi, mais avec un plus gros moteur.»

En couverture: Jacques Labelle et Pascal De Decker (photo: Jean Malek, Pilaar)

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