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Jay Hébert: «Échange de P.K. Subban: le CH devrait en tirer une leçon»

Le No 76 était un bon ambassadeur pour son équipe auprès du public; une façon de créer un lien que le Canadien devrait envisager plus souvent, selon Jay Hébert, fondateur d’Elevent.

La nouvelle a créé une éclipse médiatique: environ 85% de l'actualité au Québec dans les médias traditionnels ne portait que sur Subban jeudi matin, selon ce qu’a rapporté Jean-François Dumas d'Influence Communication à la station de radio montréalaise 98,5 FM. C’est dire à quel point le public était attaché à Subban, à la fois performant sur la glace et engagé dans la communauté montréalaise.

jay hébert

elevent

Jay Hébert n’est pas de ceux qui croient que la marque personnelle du joueur faisait de l’ombre à celle de l'équipe. Il estime qu’au contraire, le CH bénéficiait même de l’image publique de Subban: «Le Canadien demeure une des marques les plus fortes de toute l’industrie, mais l’image publique de Subban contribuait à nourrir le lien entre l'équipe et ses partisans. Ils voyaient en lui un humain authentique, la possibilité d’un contact tangible.»

«Le Canadien devrait revOIR le programme d’embassadeurship de la Fondation, identifier des joueurs AVEC ce type de potentiel, PUIS les accompagner là-dedans.»

En effet, Jay Hébert rappelle que le Canadien a une longue tradition philanthropique notamment par la Fondation des Canadiens pour l’enfance, qui organise des rencontres entre les joueurs et les enfants malades, met sur pied des patinoires communautaires extérieures, etc. Pourtant, ces initiatives n’ont pas l’impact de celles menées par Subban. «La tournée à l’hôpital donne de belles séances de photos pour l'équipe, mais ne battra jamais le contact, la force du lien avec un individu plutôt qu’avec son organisation. Le Canadien devrait revoir le programme d’embassadeurship de la Fondation, identifier des joueurs avec ce type de potentiel, puis les accompagner là-dedans.»

«Commanditer un individu est tellement plus fort que de commanditer une organisation.»

Bien sûr, Jay Hébert rappelle que les entreprises sont parfois réticentes à l’idée de commanditer un individu – le monde du sport a connu son lot d’athlètes déchus et largués par leurs commanditaires. «Il s’agit d’une arme à double tranchant. Il peut y avoir des revers, auquel cas l’entreprise doit avoir un plan de contingence. Mais si ça fonctionne, ça fonctionne à fond. Commanditer un individu est tellement plus fort que de commanditer une organisation. Parce que c’est plus tangible, c’est un humain, il y a un visage, une personnalité.»

Plusieurs marques ont d’ailleurs accolé leur nom à celui du joueur, que ce soit Boston Pizza, Reitmans (RW & Co), Sports Experts ou Gatorade. Si certaines de ces ententes commerciales, avec des marques locales notamment, prendront sans doute fin avec son départ pour Nashville, Jay Hébert croit que de nouvelles occasions se présenteront à lui au Tennessee: «Il se construira un nouvel écosystème là-bas – ça fait partie de la game. Sa force, c’est que sa réputation le précède. Il polarise les opinions, certes, mais il donne un excellent show

Du côté du Canadien, Jay Hébert doute que des commanditaires feront marche arrière avec le départ de Subban, mais croit néanmoins que «tout le monde a eu un pincement au cœur».

 

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