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Mile Inn se dévoile

La maison de production Mile Inn dévoile la liste de ses boutiques spécialisées sur son nouveau site web, construit par l’agence Deux Huit Huit, puis explique son fonctionnement. 

Les boutiques

paul maco

coprésident de mile inn

Si chaque boutique conserve son expertise de production comme annoncé en mai, les artistes seront maintenant tous regroupés sous la bannière Mile Inn, afin de créer un espace où règnent collaboration et créativité. «Nous avons constaté qu'ils travaillaient souvent séparément, de chez eux, explique Paul Maco, coprésident de Mile Inn. Alors, nous avons voulu concevoir un espace où tout le monde pouvait être présent et participer à notre culture d’entreprise, qui mise sur le talent local.» Morrison, 1One Production, Film Truck, Studios Apollo et Apollo Music Store sont les cinq boutiques qui se retrouvent sous la bannière du Mile Inn. Chacune conserve sa spécialisation, mais peut travailler de plus près avec les autres.

L’identité

«Le Mile End est un quartier bouillonnant, même observé à partir de l’internationaL.» 

Pour l’instant, Mile Inn accueille ces artistes dans les anciens bureaux de Jet Films, mais l’espace est temporaire. Dans un peu plus d’un an, l’entreprise se sera installée dans des bureaux qui pourront regrouper tous ses services. Malgré tout, plusieurs unités se retrouvent présentement dans ces bureaux, auxquels Mile Inn a déjà voulu donner l’esprit de la nouvelle marque. Dans une approche «hyperlocale», la réception a été refaite par la designer Sarah Hall-K, alors que plusieurs espaces sont en transformation. Le cœur de l’identité architecturale: le Mile End. Par exemple, une salle de conférence se nomme Waverly, comme la rue du même nom. Et tous les luminaires sont fabriqués par un artiste local, Jean-Pascal Gauthier. Enfin, la marque de mode C’est Beau a participé à l’élaboration d’une gamme de produits complémentaires.

Chose certaine, le nouveau bureau sera situé dans le Mile End. Le quartier est au cœur de l’identité de la nouvelle entreprise, qui souhaite devenir, en quelque sorte, l’auberge des artistes montréalais. «Le Mile End est un quartier bouillonnant, même observé à partir de l’international. C'est intéressant puisque nous aimerions éventuellement ouvrir des bureaux à l’étranger, à partir de ceux d’Apollo déjà installés. Le nom Mile Inn, résume donc très bien d’où l'on vient et ce qu’on veut faire», soutient Paul Maco. À noter que son logo a été créé par Taxi Montréal.

L’objectif

«L’objectif de Mile Inn est notamment d’offrir un espace collaboratif pour les artistes, ce qui pourra alors bonifier l’offre pour les agences et les annonceurs», explique Paul Maco. Ce dernier insiste toutefois sur le but premier de l’entreprise: être un hôte pour les projets culturels et artistiques, et composer un espace bouillonnant favorable à la création, où les clients pourront découvrir de nouvelles possibilités.

«Ils auront toujours le choix de travailler seulement avec une de nos boutiques, par exemple avec Apollo pour 30 secondes de musique. Mais ils pourront aussi travailler de façon plus organique pour aller plus loin que le simple message radio ou télé. Nous voulons les inviter à prendre un brief comme une occasion de découvertes et de projets embryonnaires plutôt qu’une finalité bien précise.»

Dans cette optique, Mile Inn se voit également comme un mécène pour les projets personnels, puisque les artistes peuvent utiliser les bureaux pour les projets sans clients en finalité. «On veut aussi soutenir des projets artistiques qui n’ont rien à voir avec notre industrie, souligne Paul Maco. Quand on permet ce genre d’activités dans un espace, on arrive à grandir, à découvrir de nouveaux artistes et à les introduire aux marques.» Si 1One et Apollo le faisaient déjà un peu de manière informelle, Mile Inn souhaite encadrer et encourager cette pratique.

C’est d’ailleurs pour cette raison que ses bureaux accueillent notamment la Factry, la nouvelle école des sciences de la créativité.

Le besoin

«Les boîtes de production n’ont pas changé leur modèles depuis les années 1950.»

Selon Paul Maco, il est grand temps que les boîtes de production s’adaptent aux changements de l’industrie. «Elles n’ont pas changé leur modèles depuis les années 1950. Du coup, elles ne répondent pas aux nouveaux besoins des agences et des annonceurs.»

Paul Maco explique que cet état des choses incite les agences à ouvrir des capacités de production à l’interne, mais que cela n’est pas la meilleure solution, puisqu’elles réussissent rarement à avoir un trafic d’artistes important et donc, efficace. «On voit mal une agence avoir 25 réalisateurs ou 25 monteurs qui échangent et s’apprennent les uns et les autres de nouvelles techniques. D’où l’idée de rendre nos talents libres à l’intérieur de notre écosystème».

Enfin, Paul Maco déplore le manque de femmes dans l’industrie, et les invite à travailler avec Mile Inn : «Sur 70 artistes, on doit avoir quatre femmes ici. Ce n’est pas assez, on voudrait avoir une parité parmi nos artistes». Avis aux intéressées.  

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