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Les humeurs de l'équipe de rédaction: Luc Ferrandez vs la publicité sauvage

Au menu cette semaine: la réaction du maire du Plateau Mont-Royal envers des affiches d'Ikea, une bonne intention mal réalisée après la tragédie d'Orlando, le conflit Walmart-Visa et un peu de Donald Trump pour alléger le tout. 

La rédaction n’aimerait pas être à la place de l’agence qui a placardé des publicités d’Ikea sur des triplex du Plateau Mont-Royal. Elle risque de se faire taper sur les doigts par le maire de l’arrondissement, qui a fortement réagi face à cette initiative, lançant même quelques menaces. «À la firme de pub qui a décidé de lancer une campagne de publicité sauvage sur des murs de triplex du Plateau: vous jouez avec le feu. Nous allons vous identifier, vous poivrer de contraventions et vous faire perdre votre contrat avec Ikea. Je serais vous - j'enlèverais ça tout de suite», a-t-il publié sur les réseaux sociaux.

D'ailleurs, Ikea a déjà contacté le politicien pour s'excuser. Ce dernier explique, encore sur les réseaux sociaux, que l'entreprise retirera vite ses affiches. 

photo publiée sur le compte facebook de luc ferrandez

 

La rédaction est perplexe. À la suite de la tragédie d'Orlando, le designer de mode Kenneth Cole s’est offert un panneau publicitaire visant à lutter pour un meilleur contrôle des armes à feu. On peut y lire que «40 millions d’Américains ont un problème de santé mentale. Certains peuvent avoir accès à des soins…tous ont accès aux armes à feu». Si l’objectif était de dénoncer la vente libre des armes à feu aux États-Unis, les groupes de défense des droits des personnes avec des troubles de santé mentale ont dénoncé l’initiative. Ils expliquent que ce type de commentaires renforce l’idée selon laquelle elles sont violentes. «Nous en avons assez des préjugés associés à nos maladies, soutient Dolores Sanchez, fondatrice du site Mental Health Justice. S’ils essaient de promouvoir une plus grande accessibilité aux soins de santé mentale, c’est une façon plutôt tordue d'y parvenir.»

La rédaction a hâte de voir la suite de l’escarmouche entre Visa et Walmart. Il y a quelques jours, Walmart Canada a annoncé qu’elle n’accepterait plus les cartes de crédit Visa en magasins en raison des frais élevés associés aux achats réalisés avec elles. Selon l’entreprise, elle dépenserait plus de 100 millions$ par année juste pour accepter les paiements par carte de crédit. Elle a expliqué que, si elle ne réduit pas ce type de coût, elle ne pourra plus maintenir ses bas prix et faire économiser ses clients.

En réponse, Visa a publié une lettre dans laquelle l’émetteur de cartes déplore que Walmart ait «engagé une bataille sur la place publique (…) et utilise ses propres clients comme levier de négociation».

Mais Walmart n’est pas la seule à trouver que les cartes de crédit exagèrent. Le Conseil canadien du commerce de détail soutient également que les frais sont trop élevés et même inacceptables pour les détaillants. Il demande d’ailleurs au gouvernement fédéral d’intervenir. Déjà en 2014, le gouvernement conservateur avait fait pression, et Visa et MasterCard avaient accepté de réduire leurs frais de 10%, représentant 400 millions$ de perte.

Selon vous, Walmart fera-t-elle plier Visa?

La rédaction est sans mot. Elle vous laisse donc, ci-dessous juger de la vidéo produite par le youtubeur japonais Mika Diva, où le rêve d’une jeune partisan de Donald Trump devient réalité. Bon visionnement!

 

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