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Du nouveau chez Republik

Trois ans et demi après son achat par Vincent Fortin et Jean-­Philippe Shoiry, l'agence dévoile une refonte graphique ainsi qu’un nouveau site web afin de refléter son positionnement revu. Le point avec les deux dirigeants de Republik.

L’influence des influenceurs
Même si c’était déjà une de ses spécialités, l’agence se positionne aujourd’hui officiellement en tant qu’éditeur de marques, spécialiste du marketing d’influence et de contenu. «Nous savions dès le départ qu’il fallait nous spécialiser, explique Vincent Fortin, chef de la création de contenu et associé. Comme nous avons développé une passion et une grande expertise pour le marketing de contenu, se consacrer uniquement à cette approche de communication a été une décision toute naturelle.»

Vincent Fortin et Jean-­Philippe Shoiry

republik

Le nouveau positionnement s’est accompagné d’une réflexion sur le processus établi et la manière de travailler avec les influenceurs, trop souvent mis de l’avant dans le produit fini sans avoir été consultés en amont dans la création. Un aspect important que Vincent Fortin et Jean-­Philippe Shoiry veulent systématiser. D’une part, afin que les influenceurs s’identifient au contenu et le rendent de manière adaptée à leur plateforme, d'autre part, pour profiter de leur connaissance sur leur auditoire et la manière de s’y adresser.

«L’époque où les directeurs de création sont rois est révolue. Une nouvelle ère de collaboration s’ouvre pour les marques», soutient Vincent Fortin. Dans cette optique, Republik se dote d’un nouveau slogan, «Parlons vrai», qui réfère, tel qu’expliqué par Jean-­Philippe Shoiry, autant à l'ouverture du dialogue dans l'élaboration de la démarche stratégique qu’au produit rendu.

«l’expérience nous a démontré que les histoires existent généralement déjà, il suffit de les faire vivre.» - Jean-Philippe Shoiry.

Parlons vrai
«La publicité laisse place aujourd’hui à une communication de marque se rapprochant beaucoup plus de l’éditorial, où l’auditoire sort gagnant de son interaction avec le contenu de marque», explique Vincent Fortin. Les deux propriétaires le soulignent, une grande partie de leur travail en est un de curation. En effet, dans la compréhension des marques pour lesquelles ils travaillent et pour raconter une histoire vraie, il leur faut identifier ce qu’ils appellent les «parties prenantes» afin de les mettre en lumière.

Ces parties peuvent être des employés, des valeurs, des histoires, des actions, tout ce qui pourrait permettre de raconter une histoire vraie. C’est ce que le slogan cherche à communiquer: une bonne histoire devrait profiter autant au lecteur qu’à celui qui la raconte. Ce travail nécessite une bonne compréhension de la fine ligne qui sépare le journalisme du contenu de marque. «C’est en sachant bien jongler avec ces notions que nous savons être écoutés. Car l’expérience nous a démontré que les histoires existent généralement déjà, il suffit de les faire vivre», souligne Jean-Philippe Shoiry.

Nouvelle image
L’équipe a constaté que l’identité de l'agence ne les représentait plus. Ils ont repensé au nom, celui de l’entreprise qu’ils avaient repris, et décidé que ce dernier les représentait encore bien. Seulement, l’image qui était accolée au nom ne faisait pas référence à la république qu’ils s’imaginaient. Un processus de redesign, plus proche des valeurs des gestionnaires a donc été entamé. La nouvelle image met de l’avant des lettres sobres ainsi que des guillemets. 

«Les guillemets, pour nous, c’est l’ouverture du dialogue, donc ce que nous permettons aux annonceurs de faire. Nous voulions un symbole qui montre l’échange. La cocréation, c’est un mot bien à la mode, mais c’est néanmoins important chez nous», ajoute Vincent Fortin.

B-Corp
Afin de transposer à l’entreprise leurs valeurs, Jean-­Philippe Shoiry et Vincent Fortin ont fait le processus pour que Republik obtienne la certification B-Corp, qui souligne le travail de responsabilité sociale et d’impact social positif des entreprises à but lucratif.

Parmi les mesures concrètes mises en place, l’agence s’engage notamment à investir 5% de ses heures facturables annuelles en bénévolat au profit d’initiatives sociales. En plus, elle requiert que ses employés investissent un minimum de 100 heures facturables par année dans un projet à retombées sociales ou environnementales de leur choix. «Nous croyons que les entreprises ont un rôle à jouer dans la communauté, sans que ce soit au détriment de leur profit», précise Vincent Fortin.

Positionnement et stratégie: Vincent Fortin, Jean-­Philippe Shoiry
Réflexion de marque: Pierre Pilon
Direction artistique: Olivier Charland
Réalisation du site web: Deuxhuihuit
Rédaction: Jeff Lee, Jean-­Philippe Shoiry
Adaptation francophone: Amandine Léveillé ­Quintric 
Design graphique: Louis­Pier Charbonneau
Photographie: Samuel Pasquier

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