La référence des professionnels
des communications et du design

Peppermint: l'entrepreneuriat à deux, c'est mieux

Les sœurs Véronik et Michèle Bastien sont jumelles et partagent un parcours similaire, ayant toutes les deux travaillé en agence et fait les mêmes études. C'est donc tout naturellement qu'elles ont décidé de lancer leur entreprise ensemble, Peppermint. Un autre article de la série Ils étaient en pub.

Tout changer, pour mieux évoluer
Véronik Bastien  (ex-Lg2, EM l'agence, BCP) est directrice-conseil, experte en alliances stratégiques et en commandites de Cossette. Elle a diminué sa somme de travail pour se consacrer à son projet à demi-temps. Michèle Bastien (ex-Revolver 3, BCP, CloudRaker) était directrice, marketing d'alliances, de Bleublancrouge jusqu’en juin 2015.

«nous avons voulu aller chercher de l’expérience auprès des meilleurs avant de NOUS LANCER en affaires.»

Passionnées de marketing, les deux ont toujours eu des mandats diversifiés et des tâches remplies de défi. Pourquoi alors tout chambouler? En partie, selon Michèle Bastien, pour profiter d'un bon momentum dans leurs carrières respectives, à une période où elles ont suffisamment acquis de connaissances pour avoir les reins solides, et pendant qu'elles sont encore affamées de découvertes et de nouvelles expériences. Aussi, parce que pour assouvir sa passion pour les projets extérieurs, il lui fallait plus de temps qu'elle n'en avait en travaillant à temps plein en agence. «Un an avant de partir, j’ai eu un flash, souligne-t-elle. J’ai toujours eu beaucoup de projets hors du travail, et pour arriver à les réaliser, je devais cesser de travailler. En me disant que je pouvais toujours y retourner.»

Du rêve à la réalité
Dès le début de leur parcours en agences, Véronik et Michèle ont obtenu un certificat en entrepreneurship. Elles se disaient à ce moment qu'elles ne voulaient travailler pour personne et avaient même imaginé un projet en organisation d’événements... avant de se rendre compte qu'elles ne connaissaient pas suffisamment le domaine. «C’est la raison pour laquelle nous avons voulu aller chercher de l’expérience auprès des meilleurs avant de nous lancer en affaires. Nous avons toutes deux été acceptées au Dess en communication-marketing de HEC Montréal, et avons continué de peaufiner notre formation en attendant de découvrir le projet et à quel moment le lancer.»

Les deux, très sportives, ont toujours baigné dans l'univers du commerce de détail et des vêtements sportifs en raison de leurs parents. Mais elles ne se sentaient pas attirées par la vente. 

C’était crucial pour nous de prendre le temps d’établir la marque. Nous ne voulions pas qu’ajouter un logo à des vêtements.» 

«Nous avons toujours voulu lancer quelque chose ensemble et nous travaillons bien en équipe, explique Véronik Bastien. C’aurait peut-être été plus logique de partir quelque chose en publicité, puisque c’est le domaine que nous connaissons le mieux. Mais il y a tellement de concurrence, d’agences, que sortir son épingle du jeu aurait été difficile.» 

C'est lors d'un voyage en Croatie, ensemble l'été dernier, que l'idée de fonder Peppermint, une marque de vêtements cyclistes pour femmes, est apparue. Cette idée leur permettait de rester attachées à leurs intérêts directs en travaillant en communication et en développement de marque tout en évoluant dans le domaine du cyclisme, qui les passionne.

La naissance d’une marque
Une fois les jalons posés, Véronik et Michèle Bastien ont tout mis en œuvre pour réussir leur mise en marché à l’été 2016 et s’implanter dans un créneau, pour le moment, pas vraiment exploité.

Ainsi, elles ont commencé à bâtir la marque, selon les mots de Michèle, avec «une approche de petits pas». Le fondement étant de se créer un modèle d’affaires qui se différencie, afin de se démarquer. «Notre importance numéro un était de bâtir la marque, lui donner un nom et définir qui est Peppermint, souligne Véronik Bastien. C’était crucial pour nous de prendre le temps d’établir la marque. Nous ne voulions pas qu’ajouter un logo à des vêtements. Une fois le positionnement adopté, nous avons conçu les vêtements en parallèle du site. Tout cela dans un échéancier super serré.»

Peppermint offre ainsi des vêtements produits au Québec, dessinés spécialement pour les femmes cyclistes, mais aussi une vision. En effet, l’entreprise vise à soutenir le développement du cyclisme auprès des femmes et prôner un type d’expérience rassembleur dans la communauté cycliste.

«Notre façon de gérer le projet a été façonnée par ce que nous avons observé pendant des années. Chaque étape du lancement d’une entreprise demande de la rigueur, que ce soit en production, en gestion ou pour établir un budget et un échéancier.»

Pour le moment, Peppermint est une entreprise en ligne. Cette décision est motivée, en premier lieu, par la volonté de garder des prix abordables. Le commerce en magasin n’est pas exclu, mais les cofondatrices préféraient d’abord se concentrer sur le commerce électronique, leur meilleure option, selon elles. «À voir les tendances, les nouvelles générations et leurs comportements d’achat, nous croyons que c’est en ce moment le meilleur canal pour transmettre notre approche», indique Véronik Bastien.

Des assises solides
Les deux sœurs le soulignent, l’expérience et le réseau acquis dans leurs années de travail en agence constituent de précieux atouts. «Notre façon de gérer le projet a été façonnée par ce que nous avons observé pendant des années. Chaque étape du lancement d’une entreprise demande de la rigueur, que ce soit en production, en gestion ou pour établir un budget et un échéancier.» Leur bonne connaissance du volet stratégique leur a aussi beaucoup servi pour l’exploitation de la marque.

Pour créer l’image de marque et le produit, les sœurs Bastien ont fortement utilisé leur réseau de contact. Elles ont travaillé le branding avec l’équipe d'Atelier, qui les a également conseillées pour la mise en marché, et avec le photographe Julien Payette (et avec l’aimable participation du studio L’Éloi).

La saison est lancée
Le lancement officiel n’a pas eu lieu encore, mais le site de Peppermint est actif depuis le 20 avril. Le duo avait tâté le terrain déjà sur les réseaux sociaux, Instagram notamment, «pour commencer à bâtir l’intérêt et piquer la curiosité». Même si elles sont arrivées un peu tard dans la saison, la météo peu clémente leur a permis de tout mettre en place pour commencer les livraisons à la fin de mai. À partir de là, les prochains mois seront, pour les sœurs Bastien, constitués de nouvelles rencontres, de déplacements sur le terrain… et de planification pour 2017.

 

comments powered by Disqus