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Ils étaient en pub: Jessyca Houle de Boucle & papier

Jessyca Houle savait depuis ses 18 ans qu’elle voulait démarrer son entreprise. L’idée de créer sa propre papeterie lui est venue après cinq ans de travail en agence à titre de directrice de compte. Un autre portrait de la série Ils étaient en pub.

La naissance d’une papeterie
Même si elle aimait son travail en agence, du moment où l’idée de fonder une papeterie s’est installée, il n’y avait qu’une voie possible: se lancer. L'idée était d'ouvrir une boutique dans laquelle on vendrait des produits de papier pour le bureau, l'emballage et les projets spéciaux, ainsi que des cartes de créateurs d'ici et d'ailleurs. Des objets et des produits triés sur le volet, selon une esthétique bien définie. «Quand tu as la fibre entrepreneuriale, ça demeure présent et ça fait partie de qui tu es. C’est normal d’avoir toujours un projet en tête. Et à un moment, ce projet doit se concrétiser. Dans mon cas, ça a pris deux ans de réflexion.»

Celui de Jessyca Houle a vu le jour le 19 juin 2015, après son départ comme directrice de comptes de Marketel pour des annonceurs tels que L'Oréal Paris et Rogers. Sachant depuis toujours qu’elle voulait lancer son entreprise, elle avait décidé de faire les premiers pas en obtenant un certificat en entrepreneurship, là où, de ses propres mots, elle a «appris à se structurer». Car si elle ne croit pas qu'il soit nécessaire d’aller à l’école pour créer une entreprise, elle souligne que les outils offerts et les stratégies enseignées procurent quand même un bon coup de pouce. 

«SE LANCER en affaires est alléchant. Il y a le risque et le manque de sécurité d’emploi. mais dans ma boutique, je peux décider ce que je vends et je porte plusieurs chapeaux.»

Interrogée sur ses motivations professionnelles, Jessyca Houle mentionne l’attrait d’être «son propre boss», la liberté de créer sa marque et d'établir la direction managériale de l’entreprise. Mais plus que tout, Boucle & papier, c’est pour sa fondatrice une belle manière de joindre son intérêt pour les affaires à un côté créatif. Car même si, d’expérience, elle sait que la création pure n’est pas pour elle, son entreprise lui permet d’utiliser son talent pour sélectionner les artistes et créateurs, trier sur le volet des objets et des créations spéciales, et ainsi monter une direction artistique très précise pour sa boutique.

«Je tente de concevoir une offre unique en allant chercher des choses plus spéciales, plus rares, et c'est très stimulant. Puis, il y a la question du service à la clientèle, que j’ai toujours aimée. C'est un aspect plus facile avec la boutique qu'en entreprise, car les gens entrent et sortent, le contact est rapide. J'apprécie la proximité avec les clients, mais pas non plus d'une intensité soutenue. Bien qu'on l'entende dans d'autres circonstances, c'est pour moi une réalité: je vends du papier, je ne sauve pas des vies.»

Une gestion différente... et gratifiante
Comparativement à ses années de travail à titre d'employée, Jessyca Houle constate que d'avoir la mainmise sur tous les aspects d'un projet s'avère très agréable. «Se lancer en affaires est alléchant. Il y a le risque et le manque de sécurité d’emploi. Toutefois, dans ma boutique, je peux décider ce que je vends et je porte plusieurs chapeaux. Je ne raffole pas de la comptabilité, mais je suis contente d’y participer.»

«Le service-conseil, c’est vraiment de la gestion de projet. Ça me sert à voir mon entreprise comme un projet à gérer.»

Dès le début du projet, la fondatrice de Boucle & papier a pu compter sur le soutien de Lg2boutique pour son image de marque. C'était là une étape très importante, car elle savait l'importance de savoir créer et transmettre une personnalité à sa marque, puis d'arriver avec une identité qui allait représenter ce qu'elle avait en tête. «Le processus avec mon agence a été grandement simplifié grâce à mon expérience. Disons que quand j’ai briefé la création, il n’y avait pas beaucoup de mots, mais beaucoup d’images.» 

Jessyca Houle le souligne, l’aventure n’a pourtant pas été de tout repos et pas aussi linéaire qu’elle aurait pu se l’imaginer. «Mon plan d’affaires n’avançait pas exactement comme je le voulais, mais à un certain moment, il faut se lancer. La vérité, c’est que pour une fille, il n’y a jamais UN bon moment. Je lève mon chapeau à celles qui font ça avec un premier enfant.» S'étant installée dans le quartier montréalais Mile-End, elle profite de l'esprit de communauté et des services de proximité pour concilier travail-famille.

Comment la publicité l’a aidée
«Le service-conseil, c’est vraiment de la gestion de projet. Ça me sert à voir mon entreprise comme un projet à gérer. Je pourrais faire mieux, mais le côté organisationnel, je le possède. Ça apprend à gérer plusieurs dossiers à la fois, rendre les choses à temps.»

Et comme elle a longuement côtoyé les consommateurs, elle sait comment agir comme cliente, que ce soit avec les représentants ou l’agence avec laquelle elle travaille. «Maintenant, c’est souvent moi la cliente et j’aime ça.»

 «Une fois que tu as ton idée et que ça fonctionne, la fierté est énorme. Ce n’est pas une reconnaissance qui serait possible en pub.»

Et l’avenir?
La première année de Boucle & papier se termine sur une note très positive. Jessyca Houle s'estime chanceuse de compter sur l’aide d’employés et se réjouit de l’accueil réservé à son entreprise. Plusieurs médias ont d'ailleurs chaleureusement souligné l'arrivée de cette nouvelle adresse sur le boulevard St-Laurent (La Presse, Maison et Demeure, Chez soi, Les nerds, Roasted Montréal, À la mode Montréal, etc.). Lancements (comme celui du magazine Dinette). Des événements (un atelier de calligraphie par Olive Branch & Co, par exemple) et d'autres activités ont également vu le jour grâce aux nombreux partenariats établis.

«Une fois que tu as ton idée et que ça fonctionne, la fierté est énorme. Ce n’est pas une reconnaissance qui serait possible en pub. La gratification est multiple et directe, que ce soit par les clients satisfaits, les commentaires reçus ou l’intérêt des médias.» 

 

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