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Le FTA se dévoile: 8 spectacles à voir pour s'inspirer

Le Festival TransAmériques vient de dévoiler sa programmation - un rendez-vous pour créateurs, designers et professionnels des communications désireux de s'inspirer d'artistes qui bousculent et questionnent la réalité. Coup d'oeil sur nos coups de coeur.

Le FTA se tiendra du 26 mai au 8 juin et va célébrer son 10e anniversaire. Depuis ses débuts, sa mission est de procurer une vitrine aux chorégraphes, auteurs et metteurs en scène d'ici et d'outre-mer qui font preuve d'audace dans leur vision et représentation de leur époque. Nous vous proposons des spectacles susceptibles de stimuler créativité et ouverture, pour vous inspirer autrement.  

The black piece | par Ann Van de Broek, Anvers et La Have
27 et 28 mai | Usine C

Anna Van den Broek plonge littéralement ses interprètes dans le noir sur scène afin qu'ils soient dans la même atmosphère que le public. La chorégraphe utilise outils multimédias et micros au profit de l'expérience sensorielle du spectateur. Une pièce qui explore la symbolique et l'imaginaire du noir. Infopresse, partenaire du FTA, est présentateur officiel de ce spectacle. 


Judson Church is Ringing in Harlem (Made-to-Measure) | par Trajal Harrell, New York
29 et 30 mai | Monument National

Avec Made-to-Measure, le chorégraphe new-yorkais Trajal Harrell permet la rencontre entre le formalisme des postmodernes, la grandeur des pleureuses grecques et la flamboyance des voguers. La pièce évoque traditions historiquement chargées et allusions à la ségrégation raciale. Les avant-gardes autant que les cultures afro-américaines et queer sont célébrées. 


The Ventriloquists Convention | par Gisèle Vienne et Dennis Copper, Halle et Strasbourg
30 et 31 mai | Usine C

Chorégraphe, marionnettiste, metteure en scène et plasticienne, l’artiste franco-autrichienne Gisèle Vienne s'intéresse au rapport entre le corps et la voix. Sa pièce est une série de portraits sur les marionnettistes-ventriloques qui sondent la psychologie par différents jeux d’incarnation et de dédoublement.

 

Let's not beat each other to death | par Stewart Legere et Christian Barry, Halifax
30, 31 mai et 1er juin | Espace Go

Le Néo-Écossais Stewart Legere est acteur, musicien et chanteur. Il a créé cette pièce à la suite de l’assassinat d’un militant des droits des homosexuels à Halifax en 2012. Il exprime sa douleur dans un chant qui se transforme en fête libératrice avec DJ invité. 


Milles batailles | par Louise Lecavalier, Montréal
31 mai, 1er et 2 juin | Monument National

Louise Lecavalier s'intéresse aux nombreuses batailles vécues au cours d'un processus de création et par celui du corps du danseur. Inspirée par le chevalier inexistant d'Italo Calvino, la chorégraphe et interprète reprend les aspects philosophiques de son existence et crée une danse moins émotive que sa pièce So Blue, présentée en 2014. 

 

Nos serments | par Julie Duclos, Paris
31 mai, 1er et 2 juin | Centre du théâtre d'aujourd'hui

Avec une approche cinématographique, la jeune metteur en scène française Julie Duclos évoque réflexions et utopies sur l'amour, le désir et la liberté avec la pièce Nos serments. Inspirés du film La maman et la putain de Jean Eustache, les personnages enchaînent dialogues passionnés de façon douce et poignante à la fois. 
 

Mercurial George | par Dana Michel, Montréal
2, 3, 4 et 5 juin | Théâtre La Chapelle

Dana Michel interroge les stéréotypes de l'identité noire par une gestuelle unique et atypique. Une idée qu'elle avait effleurée avec sa création Yellow Towel, pièce pour laquelle un prix lui a été décerné et conçu sur mesure par le prestigieux Jardin d'Europe, en 2014. Mercurial George explore la marginalité, tant dans le geste que le propos. Un solo à voir. 


Go down, moses | par Romeo Castellucci, Cesena, Italie
2, 3 et 4 juin | Théâtre Denise-Pelletier

Dans cette pièce, Romeo Castellucci met en scène l'héritage religieux du théâtre et l'irreprésentabilité telle que décrite par Moise, selon qui toute image est une idole. Dans une entrevue, Roméo Castellucci affirme qu'une «(...) image ne doit exister que dans un questionnement, qu’elle n’est digne de ce nom que par ce qui l’empêche d’exister». Un théâtre humaniste qui propose des environnements visuels et sonores percutants. 

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