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Contenu commandité: The Guardian crée la polémique

The Guardian a publié un texte accusant Nestlé de se fournir en marchandises provenant de l'esclavage en Thaïlande et en Côte d’Ivoire... Un article commandité par Mondelez, principal concurrent de Nestlé. 

Mondelez International, qui possède notamment les marques Oreo et Cadbury, finance cet article sur les pratiques de Nestlé; il s’agit de contenu commandité, comme cela est mentionné en marge du texte. De plus, Mondelez occupe les deux espaces publicitaires de l’article et y fait la promotion de son programme de développement durable «l’appel pour le bien-être». The Guardian assure cependant que ses journalistes ont une liberté de contenu totale. 

De son côté, Mondelez confirme n’avoir aucun contrôle sur le texte contre son principal concurrent et déclare que «comme pour chaque publication, il y a une séparation stricte entre le journalisme et la publicité; donc, nous n’avons aucun mot à dire quant au contenu dévoilé dans cette section». 

L’article en contenu commandité s’inscrit dans la section «chaînes d’approvisionnement durables» du journal britannique The Guardian. Il dénonce l’esclavage présent dans les chaînes d'approvisionnement de la marque de produits pour chats Fancy Feast, propriété de Nestlé. Nestlé a vite réagi, assurant que «le travail forcé n’a pas sa place dans [sa] chaîne de production». La marque a changé de fournisseur et a annoncé «se diriger vers une nouvelle ère de contrôle de ses chaînes d'approvisionnement», rapporte le quotidien. 

Titré «Nestlé admet l’esclavage en Thaïlande tout en combattant des poursuites similaires en Côte d'Ivoire», l’article démontre une volonté de creuser le sujet en profondeur. En effet, Nestlé est poursuivi pour des affaires similaires en Côte d’Ivoire, mais à l'inverse de l’affaire thaïlandaise, Nestlé n'a pas admis ses torts. 

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