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Faute de commandites, pas de Shakedown cette année

Dizzle Entertainment, qui organise cette compétition de planches à neige depuis 14 ans, annonce que le Shakedown ne sera pas présenté en 2016.

Depuis sa création en 2002, des centaines de participants et des milliers de spectateurs ont fréquenté les pentes du mont Saint-Sauveur lors de l’événement. Le Shakedown, dont l’ambiance se voulait festive, s’était notamment démarqué ici et à l’international par son format «jam», qui offrait plus de latitude aux athlètes, tout en présentant un spectacle facile à comprendre pour les spectateurs.

«Près de 85% du financement du Shakedown provient de la commandite. Le contexte économique actuel rend la recherche de commanditaires plus ardue et l’arrivée tardive de l’hiver n’a pas joué en notre faveur non plus», commente Brendan O’Dowd, cofondateur de Dizzle, pour expliquer en partie cette décision, ajoutant que l’événement a toujours été présenté sans le soutien financier des gouvernements fédéral, québécois et municipal.

Vidéotron, Coors Light et les Boutiques Empire, les trois principaux commanditaires, s’étaient tous engagés à participer encore à l'événement, mais cela n’aura pas suffi à le financer. Celui-ci avait connu une cure de minceur l’an dernier, passant de deux jours à une seule journée de compétition.

Vidéotron, partenaire depuis cinq ans, avait déployé en 2015 une commandite mettant la réalité virtuelle à profit. Elle permettait aux utilisateurs de dévaler virtuellement les pentes du parcours grâce aux lunettes de réalité virtuelle Google Cardboard. Cette activation, conçue avec l’agence Wasabi, lui avait notamment valu le Grand Prix de la commandite 2015.

«Nous sommes fiers d’avoir présenté 14 éditions du Shakedown ici, deux éditions aux États-Unis et une en Europe [L’événement a été déployé aux États-Unis et en Allemagne par le passé]. Nous ne connaissons pas l’avenir, mais il est certain que nous aimerions continuer de faire vivre la magie du Shakedown. Nous allons maintenant prendre le temps d’évaluer toutes les possibilités et de voir comment nous pouvons améliorer et renouveler la formule tout en conservant les normes de qualité établies jusqu’ici», conclut Patryck Bernier, cofondateur de Dizzle.

Si le Shakedown ne revient pas en 2016, les organisateurs ne ferment pas complètement la porte à un éventuel retour si les conditions s’y prêtent. 

Par ailleurs, Dizzle compte d’autres clients et projets à son actif, dont la tournée nord-américaine Vans Hi-Standard, la création de l’image de marque des parcs à neige du groupe Mont Saint-Sauveur International, la conceptualisation des Nuits Blanches de Ski Bromont ainsi que de son parc à neige.

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