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5 flops de 2016

Si 2016 a été florissante en bons coups de communications-marketing, elle a aussi connu quelques accrochages, au Québec, comme à l'international. 

1. Des feux d'artifice pour Samsung

Samsung a lancé son Galaxy Note7 en août dernier. Le téléphone intelligent a impressionné plusieurs personnes avec ses nombreuses fonctionnalités. Toutefois, dès le début d'octobre, un défaut important de l'appareil a fait surface: il explose, à cause de sa pile à base d'ion lithium. Certains utilisateurs ont même subi des blessures et des brûlures. Durant les premières semaines, Samsung a voulu rassurer ses clients, en affirmant que les cas étaient rares et que son téléphone était sécuritaire. Mais devant la multiplication des accidents, l'entreprise a annoncé le 8 décembre vouloir récupérer tous ses appareils Galaxy Note7. Ceux qui refusent de le renvoyer ne pourront plus l'employer à cause de la mise à jour créée par Samsung pour l'occasion. 

2. La publicité peu diversifiée du 375e anniversaire de Montréal

En novembre, la vidéo de lancement du spectacle télévisuel du 375e anniversaire de Montréal, Montréal s'allume, a créé des remous en raison de son manque de diversité. Dans La Presse+, le chroniqueur Marc Cassivi a soulevé que la bande-annonce ne comprenait aucun «porte-étendard de la diversité culturelle montréalaise», tout en rappelant que 56% de ses citoyens sont des immigrants de première ou de seconde génération. D'abord attribuée, à tort, à l’agence Lg2, la publicité a été produite par Salvail & Co.

À la suite des réactions, Gilbert Rozon, commissaire des célébrations du 375e anniversaire de Montréal, a affirmé que les critiques étaient fondées. La publicité dû être reconçue. 

Ci-dessous, la nouvelle version de la bande-annonce. L'ancienne est présentée ici


3. New Balance et Donald Trump

Le 8 novembre, Donald Trump gagnait les élections américaines. Le lendemain, la journaliste américaine Sara Germano, du quotidien Wall Street Journal, a tweeté une déclaration tirée d'une entrevue avec Matthew LeBretton, vice-président, affaires publiques, de New Balance. L'homme d'affaires y aurait affirmé que «les choses iraient dans la bonne direction» avec le nouveau président, faisant référence à l'Accord de partenariat transpacifique. Quelques Américains ont vu cette affirmation comme une prise de position politique claire, reprochant à la marque de soutenir Donald Trump. Certains internautes ont jeté leurs chaussures New Balance, promettant de ne plus jamais en porter, alors que d'autres les ont carrément brûlées. 


4. L'emblème de l'Université Laval et le style de l'Allemagne nazie

En mars, la campagne de financement de l’Université Laval était présentée dans les journaux québécois. Elle rassemblait plusieurs emblèmes de marques de l’institution, dont la bande rouge et or – ses couleurs officielles – et l’alérion, petit oiseau qui ressemble à un aigle et illustré sur le blason de l’université.

Cependant, certaines personnes ont remarqué que le mariage de ces codes rappelait le style de l’Allemagne nazie. Le jour du déploiement de l'opération, l'image a été comparée au bâtiment construit par l’architecte et ministre allemand de l’Armement et de la Production de guerre, Albert Speer, pour l’Expo de Paris de 1937. Une fois ces images côte à côte, il devenait difficile de voir autre chose que la ressemblance.

L’Université Laval a vite réagi et a modifié le visuel pour les futures communications de la campagne moins de 24 heures plus tard. Elle utilise maintenant l’ensemble du blason plutôt que l’alérion seul.

5. La date de péremption des Air Miles

Cet été, Air Miles a annoncé que les points accumulés par ses clients avant le 31 décembre 2011 deviendraient invalides à partir du 1er janvier 2017. Cela a causé le mécontentement des membres du programme de fidélisation. L'entreprise a donc annulé cette politique. Cela n'a pas rassuré tout le monde, car plusieurs, en panique, ayant utilisé leurs points à la veille d'expirer se sentent désormais floués. 

Air Miles invoque un flou politique autour de la question des dates limites des programmes de fidélisation pour justifier ce changement de décision. 

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