La référence des professionnels
des communications et du design

Contre-vérifier Donald Trump, un tweet à la fois

Pour contribuer à la lutte aux fausses nouvelles qui prolifèrent sur le web, le quotidien Washington Post dévoile une extension Google Chrome qui vérifie automatiquement la véracité des faits rapportés par le président américain en devenir Donald Trump dans ses tweets.

Nommée Real Donald Context, l'extension pour le navigateur web Google Chrome agit comme un «amplificateur» de tweet. Concrètement, une fois installée, elle permet de cliquer sur n'importe quel tweet de Donald Trump, faisant alors apparaître une fenêtre chargée d'annotations afin de clarifier ses propos, d'offrir une mise en contexte et de signaler à l'utilisateur si l'information propagée par le nouveau président élu est vraie ou fausse.

Le quotidien Washington Post invite aussi ses lecteurs à participer à l'effort de contre-vérification des faits, dans l'optique d'améliorer continuellement ce nouvel outil.

Facebook se met également de la partie

Toujours dans la lutte aux fausses nouvelles, Facebook dévoilait il y a peu de temps des mesures pour contrer leur prolifération.

Ainsi, Facebook s'associe avec l'organisme Poynter's International Fact Checking Network, qui compte sur l'expertise de Politifact, de l'Associated Press et d'ABC News, entres autres, afin de créer un petit bataillon mandaté de vérifier la véracité des nouvelles partagées sur le réseau social.

De plus, Facebook mise sur cinq mesures pour donner la vie dure aux fausses publications et aux éditeurs qui misent sur la technique du «clickbait» pour attirer des lecteurs. Voici, en vrac, en quoi elles consistent:

1. Signalement des fausses nouvelles
Facebook permettra aux utilisateurs de signaler eux-mêmes les nouvelles qu'ils estiment fausses. Ces dernières seront ensuite revues par l'équipe de Facebook consacrée à leur évaluation. À noter: lors du signalement d'une fausse nouvelle, il sera aussi possible d'envoyer un message privé directement à la personne ayant partagé la publication en question. Cette fonctionnalité sera progressivement accessible aux utilisateurs du réseau social.

2. Marquage des publications signalées
Les fausses nouvelles signalées sur Facebook et révisées par l'équipe de Poynter's seront munies d'une annotation laissant savoir que leur véracité est remise en question. Ces publications annotées seront ainsi pénalisées par l'algorithme de Facebook, mais pourront être partagées par les utilisateurs du réseau.

3. Aucune promotion publicitaire
Les publications annotées comme potentiellement mensongères ne pourront pas être promues à l'aide de l'outil publicitaire de Facebook.

4. Pas de partages? Pas de chance
Selon Facebook, les fausses publications rendent les utilisateurs beaucoup moins enclins à partager les articles une fois la lecture complétée. Ainsi, le réseau social entend analyser les nouvelles avec beaucoup de clics, mais très peu de partages, estimant qu'il s'agit là d'un signe d'une fausse nouvelle potentielle. Ces articles seront alors pénalisés dans l'algorithme de Facebook.

5. Les noms, c'est non
Finalement, Facebook s'engage à éliminer les noms de domaine qui jouent sur ceux d'entreprises de presse reconnues. En guise d'exemple, Adweek mentionne le domaine ABCNews.com.co, qui héberge un site de fausses nouvelles arborant les couleurs d'ABCNews. Plus près de chez nous, cette mesure pourrait mener la saga opposant Le Journal de Mourréal au Journal de Montréal, par exemple, à reprendre de plus belle en 2017.

comments powered by Disqus