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Fin du Banquier: «Ils avaient fait le tour de la question»

Le couperet est tombé sur l'émission Le Banquier, qui sera remplacée par des «concepts rassembleurs et surtout, générateurs de profits» a annoncé vendredi le Groupe TVA. Quelques explications de Luis Areas, vice-président, service média, de Marketel.

luis areas

marketel

Après 12 saisons, le Groupe TVA n'a pas renouvelé le jeu télévisé «alors que les coûts de production de l’émission Le Banquier, financés à 100% par Groupe TVA, ne cessent de croître depuis les 12 dernières années, les revenus publicitaires ne suivent toutefois pas cette tendance», a fait savoir France Lauzière, vice-présidente, programmation, de Groupe TVA, dans un communiqué.

Selon Luis Areas, cette décision est en effet imputable à une baisse de rentabilité, même si l'auditoire a été au rendez-vous et donc, les annonceurs. Là où l'émission vivait plus de difficulté était au chapitre de la commandite. Associée depuis très longtemps à son commanditaire, Le Banquier éprouvait des difficultés à se renouveler et à conclure de nouveaux partenariats. «Il faut dire aussi que c'est un format qui rend la chose ardue pour créer des choses nouvelles. Ce n'est pas comme s'il y avait un puits sans fond de nouvelles intrigues ou de sujets à partir desquels travailler. Les invités et les thématiques, on en fait le tour à un certain point.»

Cette décision cadre d'ailleurs parfaitement avec la stratégie de commercialisation de plus en plus mise de l'avant par le diffuseur, qui, à l'instar de la tendance lourde dans ce domaine, pense aux propriétés davantage comme une marque que comme une émission de télévision, juge Luis Areas. Sans compter que «Québecor et tous les médias tentent d’introduire une cible plus jeune dans leur programmation, par la télévision, mais aussi les autres plateformes. Cette plage constitue donc une possibilité d’introduire de nouveaux contenus».

«QuébEcor et tous les médias tentent d’introduire une cible plus jeune dans leur programmation, par la télévision, mais aussi les autres plateformes.»

Du côté de la planification média, Luis Areas souligne qu'il est désormais de plus en plus courant de pouvoir commanditer une émission par un forfait multiplateforme, une formule très intéressante à son avis. Ce type d'offre permet en effet d'élaborer des stratégies bien intégrées et pertinentes. 

Dans le cadre d'une stratégie de rajeunissement visant à diriger des annonceurs et des téléspectateurs vers de nouvelles plateformes, «il y avait une volonté de rendre l’émission sociale et interactive, mais pour ce faire, encore faut-il que l’auditoire s’y prête. Ils avaient fait le tour de la question.»

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