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B-side, un magazine qui défie le modèle traditionnel

Abitibi&co, de concert avec l’éditeur montréalais Atelier 10, lance ce mercredi B-side, un magazine papier bilingue axé sur le plein air distribué partout en Amérique du Nord. Entretien avec Jean-Daniel Petit, éditeur et directeur de création du projet.

Le projet est né de la volonté de fournir aux amateurs de plein air du contenu de grande qualité, tant en textes qu'en images, dans un magazine produit et distribué de manière à respecter les valeurs de l'équipe.

jean-daniel petit

b-side

B-side est donc axé sur une philosophie du plein air respectueuse de l'environnement et qui évolue en marge (beside ou comme le b-side) de celle plus traditionnelle et motivée par le sport ou la compétition. 

Le projet est ambitieux: un magazine biannuel de plus de 100 pages, en deux versions (une francophone et une anglophone) et qui ne contiendra pas de publicité comme on l'entend habituellement.

Repenser le modèle publicitaire
Ainsi, B-side ne contiendra pas de pages de publicité, à proprement parler, car Jean-Daniel Petit ne croit pas à cette offre qu'il juge néfaste pour l’annonceur comme pour le contenu. «Plusieurs éditeurs pensent à la publicité qu'ils pourront vendre plutôt qu’au contenu à produire pour que le lecteur ait envie de l’acheter.»

La place que réserve B-side aux annonceurs est atypique. En effet, il n'y aura qu'un partenaire par édition et il bénéficiera de huit pages de contenu produites par l'équipe de rédaction. Ce contenu sera ensuite accessible à l'annonceur, qui pourra l'utiliser à sa guise. Pour le premier numéro, la Sepaq sera mise de l'avant. 

Le problème de la distribution
Jean-Daniel Petit le clame sans gêne, il ne croit pas au modèle de distribution du magazine traditionnel, qui impose 70% de pertes. «Par la manière dont le magazine est conçu généralement en ce moment, c’est un outil de vente plutôt qu’on objet destiné au consommateur. Le calcul par revenus publicitaires est erroné, car le volume de distribution ne veut rien dire tant que c’est distribué au volume.»

«Le calcul par revenus publicitaires est erroné, car le volume de distribution ne veut rien dire tant que c’est distribué au volume.»
-Jean-daniel petit

Pour l'équipe d'Abitibi&co, sensible au développement durable, il n'était pas question de perpétuer cette manière d'agir. Par conséquent, le magazine sera distribué au Québec par Distribution Dynamique, mais sera autodistribué dans le reste du Canada et en Amérique du Nord.

Ainsi, afin de rencontrer la communauté susceptible d'être intéressée par le produit et de générer, du même coup du contenu exclusif, l'équipe partira en road trip de la côte est à la côte ouest en novembre, un périple soutenu par le détaillant Mec.

B-side
Avec un prix de vente à près de 20$, B-side vise un type de lecteur différent, prêt à investir dans un contenu en lequel il croit. L'équipe veut aller distribuer son produit là où se trouvent les intéressés. Mais Jean-Daniel Petit a confiance au travail de sa petite équipe, composée de Catherine Métayer (éditrice en chef), Éliane Cadieux (directrice artistique, designer et illustratrice) et Nicolas Langelier (production). 

 

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