La référence des professionnels
des communications et du design

Le «travail de sensibilisation» de LireLactu

Fruit d’un partenariat entre le ministère de l’Éducation nationale français et l'entreprise miLibris, LireLactu offre un accès gratuit à la presse écrite dans les établissements scolaires. Explications d'un projet qui pourrait bientôt s'étendre au Québec.

D'entrée de jeu, Mélissa Denis, directrice générale de miLibris Solutions, la filiale montréalaise de miLibris, est claire: «nous sommes dans une ère de surconsommation de contenus de piètre qualité». Pour corriger le tir, un «travail de sensibilisation» s'impose.

«L'information de qualité est une nécessité pour les jeunes et pour revaloriser les contenus numériques.»

Ce constat est à l'origine de LireLactu, une plateforme qui fournit un accès gratuit à la presse écrite d’information générale.

Initiative issue d'un partenariat entre miLibris, un éditeur de logiciels, et le ministère de l’Éducation nationale en France, LireLactu offre déjà à plus de cinq millions d'élèves français l'accès complet à une quinzaine de titres nationaux et étrangers. Parmi eux, Le Figaro, Libération, Le Monde, El Pais ou encore Courrier International. Le but? Faire comprendre que l'information de qualité est «une nécessité pour les jeunes et pour revaloriser les contenus numériques».

Distribuer, monétiser, revaloriser
La technologie de miLibris s'avère la principale courroie de transmission des titres de LireLactu. En effet, les contenus présentés transitent déjà par la plateforme miLibris, qui agit comme une sorte de kiosque numérique. L'entreprise a donc proposé à ses partenaires de participer au projet, en ouvrant les droits de distribution à un nouveau point de lecture: LireLactu.

la page d'accueil de la plateforme lirelactu, qui agit comme une sorte de kiosque numérique.

«Nous souhaitons apporter aux groupes de presse une technologie performante pour la distribution, la monétisation et la revalorisation des contenus en numérique, selon des modèles économiques adaptés aux efforts fournis par les journalistes et éditeurs qui produisent une information de qualité», indique Mélissa Denis.

Près de chez nous, cette technologie sert d'ailleurs de solage à Molto, kiosque numérique du Groupe TVA, comme Infopresse l'expliquait le printemps dernier.

Traverser l'océan, puis «traverser la tempête»
L'idée derrière LireLactu pourrait maintenant débarquer ici. Selon Mélissa Denis, miLibris travaille actuellement à une plateforme de «diffusion continue d’articles» destinée au marché québécois et qui pourrait même contribuer aux revendications récentes de la Coalition pour la pérennité de la presse d’information au Québec.

Comme l'expérience française semble déjà porter ses fruits, elle conclut en espérant «qu’un projet comme LireLactu aura des échos au Québec et que nous pourrons offrir une plateforme semblable, avec des titres d’ci et d'ailleurs, aux jeunes Québécois un jour». Car qu'on soit Français ou Québécois, la «tempête du numérique» touche tout le monde.

comments powered by Disqus