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Le magazine Voir voit le jour

Voir, qui fête son 30e anniversaire, lance jeudi le premier numéro du magazine Voir, dévoilant du même souffle un nouveau logo et une plateforme web repensée. Les précisions de Simon Jodoin, rédacteur en chef et directeur des contenus et du développement web de Communications Voir.

Le magazine mensuel Voir, distribué gratuitement le 28 janvier à Montréal (50 000 exemplaires) et à Québec (25 000 exemplaires), poursuit sa mission avec ce nouveau format imprimé en couleurs et comptant 76 pages pour chaque édition.

En ce moment, nous ne vivons pas qu’une crise des médias, mais une crise de la culture, des communications et de la consommation.

Le papier comme prise de position
Interrogé sur les raisons qui ont incité l’équipe de Voir à se lancer dans l’aventure du magazine imprimé alors que l’avenir des médias imprimés est généralement remis en question, Simon Jodoin a expliqué avoir voulu préserver le lien organique qui unit les lecteurs à l'objet et au mode de distribution physique, donc aux commerces locaux.

Plus encore, le magazine papier représente pour Voir une forme de résistance à Google et à Apple, que Simon Jodoin perçoit comme des conglomérats envahissants dans la chaîne média et face auxquels il croit important de garder un certain scepticisme. «Les mauvaises nouvelles dans les médias semblent souvent sous-entendre un constat d’échec du format papier et de sa disparition au profit du numérique. On pourrait avoir l’impression que tout converge vers le format "tablette". En ce moment, nous ne vivons pas qu’une crise des médias, mais une crise de la culture, des communications et de la consommation. C’est assez global et nous prenons position en prenant un risque. Nous voulons affronter le discours défaitiste des médias.»

Un site web revisité 
La plateforme web, aussi lancée jeudi, a été complètement revue à l’interne. Elle présente une interface épurée, entièrement compatible avec tous les appareils mobiles et avec de nouveaux formats publicitaires. Ces derniers, qui ne sont pas des formats IAB, leur ont permis de sortir de la logique des bannières habituelles. Simon Jodoin le souligne: ce nouveau site web est et sera une «locomotive de contenu, pas un magazine applicatif» qui fonctionnera sous le modèle du journal avec une couverture, pas des articles en boucle.

Quel modèle de monétisation pour le magazine gratuit?
Simon Jodoin a affirmé avoir reçu une bonne réponse publicitaire pour le magazine, dont le modèle repose sur plusieurs aspects. Les nouvelles bannières web permettront désormais un achat de bannières par plage horaire (plutôt que par CPM). Ce format leur permettra, en plus de sortir de la dynamique des logiciels de gestion de pub et des bloqueurs publicitaires, d’offrir des blocs d’exposition en exclusivité à des annonceurs selon la section désirée. Comme le souligne Simon Jodoin, en plus des publicités web et imprimée, et des services de création web offerts par Atelier Voir, la grosse locomotive financière de l'entreprise depuis quatre ans est la boutique Voir, un modèle qui permet de rester lié aux commerçants locaux et de jeter un pont entre les lecteurs et les commerces.

Le nouveau logo
Le nouveau logo de Voir a été créé par Nicolas Massey (direction de la création) et Bogdan Truta (direction artistique et design). «Nous voulions conserver l'héritage de la marque Voir, un emblème unique au Québec. Véritable institution de la culture et de la joie de vivre québécoise, Communications Voir continue d'évoluer et de se transformer pour les prochaines générations; Boutique Voir en constitue un bon exemple. Le logo se voulait simple et en parfaite harmonie avec les valeurs d'affaires de l'organisation» souligne, Nicolas Massey.

Un partenariat a également été établi avec Consulat, qui assurera la direction photo des couvertures du magazine. Voir laissera ainsi un espace de création pour ces artistes de l’image qui participent à la publication au même titre que les chroniqueurs, journalistes et collaborateurs. Aucune écriture n'encombre leur travail. La première photo, qui met en vedette Charlotte Cardin, est signée par Jocelyn Michel et Maxyme G. Delisle.

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