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Campagne électorale: baromètre de la cinquième semaine

Caroline Roy de Mesure Média revient sur les faits saillants de cette cinquième semaine de la course électorale.

La fête du Travail approche et, dès la semaine prochaine, on devrait commencer à entrer dans le vif de la campagne. En attendant, la cinquième semaine s’est jouée sur fond de récession… d’idées! 

Les gains:

1- Toronto Star: une place aux enjeux oubliés
Outre l’enjeu de l’économie, peu de gros dossiers auront mobilisé l’attention de cette campagne jusqu’à maintenant. Qu’à cela ne tienne, le journal Toronto Star a choisi de traiter cette semaine de trois enjeux négligés sur sa une. Au menu: l’état de la fédération canadienne, les autochtones et les soins de santé. Alors que plusieurs environnementalistes se plaignent que l’environnement est oublié, le quotidien n’a pas cru bon d’en parler.

2- Tom Mulcair: l’as des réponses
Stephen Harper répond à seulement cinq questions de journalistes par jour, ce qui frustre les représentants des médias. Mais quel chef a répondu au plus de questions depuis le début de la campagne?

Selon une compilation du réseau CBC, Mulcair a répondu à 258 questions, Justin Trudeau à 204 questions et Stephen Harper Harper à 102. Cette stratégie d’ouverture des chefs du NPD et des libéraux sera-t-elle payante le jour du vote? Le contrôle exercé par Stephen Harper lui rendra-t-il service à la toute fin?

3- Ruth Ellen Brosseau toujours en tournée médiatique
Après le magazine féminin Châtelaine, la une du journal National Post, La Presse, etc., Ruth Ellen Brosseau poursuit sa tournée médiatique. Dimanche dernier, elle s’est arrêtée sur le plateau de Pénelope McQuade et de Jean-Luc Mongrain, à Radio-Canada, pour témoigner de son premier mandat comme députée. Cette entrevue lui vaut un gain de réputation de 87 135$, selon notre outil d’évaluation des médias mesure [d]

4- Quand Stephen Harper se fait humoriste
Il est plutôt rare que Stephen Harper se montre humoristique. Lors d’un rassemblement de campagne, le chef conservateur a fait rire la galerie en mimant le petit déficit que serait prêt à engendrer Justin Trudeau s’il devient premier ministre. Un blogue, publié sur cbc.ca, représente un gain de réputation de 11 140$ pour M. Harper. Oui, Stephen Harper peut être drôle.

Les déficits

1- Des candidats du Bloc ridiculisés
C’est un classique de campagne électorale: des candidats sont ridiculisés, puis forcés de s’expliquer pour des déclarations controversées, effectuées avant de se lancer en politique. Cette fois, quelques candidats du Bloc goûtent particulièrement à cette médecine. 

Après la candidate qui apporterait des choses pas très catholiques sur une île déserte, une aspirante députée bloquiste doit se défendre d’être une magicienne vaudou. Un article sur le sujet, publié dans Le Journal de Montréal, représente un déficit de réputation de -21 530$ pour le Bloc et sa candidate, Kedina Fleury-Samson. 

2- «Don’t let me handle the money», dit Stephen Harper
Tel que prévu, le Canada est officiellement en récession technique. Pour les chefs du NPD et des libéraux, l’occasion était belle pour casser de nouveau du sucre sur le dos de Stephen Harper, après l’affaire Duffy.

Mardi, le réseau CBC a capté une courte déclaration du chef conservateur lors d’une visite dans une succursale Tim Hortons. «Don’t let me handle the money», a-t-il déclaré derrière le comptoir de la caisse. Oups! Voilà une déclaration qui n’était sans doute pas écrite dans les lignes de presse. 

3- Le sport s’invite dans la campagne
Signe que la campagne est toujours en mode estival, Stephen Harper et Thomas Mulcair ont été blâmés pour les défaites des Blue Jays de Toronto. Plusieurs partisans de l’équipe de baseball, qui connaît une excellente saison, ont reproché aux deux chefs la défaite de leur équipe favorite lors des matchs auxquels ils ont assisté. Voilà une nouvelle preuve que cette campagne n’est pas encore un coup de circuit… 

4- Où est Joe Oliver?
Le ministre des Finances du Canada, Joe Oliver, est peu visible en ces temps de récession. Plusieurs commentateurs politiques et adversaires des conservateurs se demandent où il se trouve?

Depuis le début de la campagne, Joe Oliver a été cité dans près de 870 articles publiés dans les journaux et sur le web au pays. Pendant ce temps, le candidat économique du NPD, Andrew Thomson, est deux fois moins cité, soit 455 fois.

Cela dit, si Joe Oliver est mentionné à ce point dans les médias, c’est davantage pour dire qu’il est absent de la scène en cette période économique trouble.

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