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Prkair: le stationnement à l'ère de l'économie de partage

Une nouvelle application, créée par We_Are, permet de louer une aire de stationnement privée directement d’un particulier. Robert Gosselin, son président et directeur général, se penche sur la tendance de l’économie de partage.

À l’instar d'Airbnb ou d'Uber, Prkair offre aux consommateurs de traiter avec d’autres particuliers pour répondre à un besoin spécifique, plutôt que de s’adresser à des entreprises ou à des institutions. C’est l’économie de partage, une tendance qui monte en flèche depuis quelques années.

Aujourd’hui, l’économie de partage est plus raffinée, ce qui la rend plus attirante pour le consommateur.

Un modèle d’affaires en évolution
Selon Robert Gosselin, ce modèle d’affaires ne date pas d’hier. On peut penser à des initiatives comme Kijiji ou LesPac, mais on peut aller encore plus loin, du temps où internet n’existait pas et où il fallait feuilleter les petites annonces dans les quotidiens. Par contre, la façon de fonctionner a beaucoup changé. «Aujourd’hui, l’économie de partage est plus raffinée, ce qui la rend plus attirante pour le consommateur. On assiste à l’éclosion d’initiatives répondant à des besoins de créneaux, aidant les consommateurs à trouver très facilement ce qu’ils recherchent. Mais le concept en tant que tel n’est pas nouveau, puisqu’il répond à un trait fondamental de l’humain de transférer, de vendre au prochain.»

Un autre aspect nourrissant la popularité grimpante de l’économie de partage est le fait que les consommateurs aiment avoir des options. «Les gens se regroupent pour se donner des choix diversifiés qui permettent de percer les monopoles. Le public est donc très réceptif, il en demande même! Aujourd’hui, la multiplication des offres permet d’être plus spécifique et d’aller chercher un intérêt particulier de la clientèle.»  

Des obstacles encore présents
Le modèle d’affaires ne date donc pas d’hier, mais la façon dont le web et la mobilité le font avancer dresse quelques obstacles.

robert gosselin

Notamment, les gens sont encore un peu méfiants, selon Robert Gosselin. «C’est un problème de crédibilité: comment savoir si la personne qui encaisse votre argent par une plateforme numérique est fiable? Il revient donc à l’application de donner une crédibilité à ses utilisateurs. Par exemple, Airbnb permet de laisser et de consulter des commentaires.»  

Mais le plus gros obstacle est juridique: les lois ne sont pas encore adaptées pour ce modèle d’affaires, et Airbnb et Uber en font les frais. «Elles sont encore conçues pour des modèles plus classiques, mais les dirigeants sont conscients du contexte économique et social changeant, ainsi que des désirs de la population. Cela dit, ça risque de prendre du temps, puisqu’on ne change pas une loi facilement.» En ce qui a trait à Prkair, Robert Gosselin affirme que We_Are est ouverte aux discussions, à payer les taxes et les frais nécessaires pour que son application puisse faciliter le quotidien des conducteurs.   

Prkair
Pour enregistrer son espace de stationnement sur Prkair, il faut indiquer son tarif et sa disponibilité. Ensuite, il peut être loué par l’application mobile, qui n’est pour l’instant offerte que sur le système iOS. Le mode de réservation fonctionne à l’heure, mais Robert Gosselin affirme vouloir créer plus d’options. «En fait, nous désirons recevoir et écouter les commentaires constructifs, afin d’améliorer progressivement notre offre.»

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