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Coupe Rogers: quelles possibilités pour les annonceurs?

Le tournoi de tennis représente une occasion de se faire voir d’un public scolarisé et fortuné. Coup d’œil aux meilleures pratiques en la matière avec Simon Cazelais, associé et vice-président, développement stratégique, de Bleublancrouge

L’événement est fréquenté par un public d’âge moyen de 45 ans et bien nanti. En effet, selon les données fournies par l’organisation, le revenu annuel moyen du ménage d’un spectateur de la Coupe Rogers est de 99 000$. Notons aussi qu’il y a parité hommes/femmes parmi les spectateurs. 

Une trentaine de marques sont associées au tournoi cette année: en plus du commanditaire en titre, Rogers, notons Mazda, le Casino de Montréal, Emirates, la Société des alcools du Québec, Rolex, sans oublier la Banque Nationale, qui présente la Coupe Rogers depuis 11 ans à Montréal et cinq à Toronto. Quelles sont les meilleures pratiques pour se démarquer dans le cadre d’un tournoi semblable? Questions et réponses avec Simon Cazelais. 

simon cazelais

associé et vice-président, développement stratégique, de bleublancrouge

Pour un annonceur, quelles sont les meilleures stratégies pour se faire voir dans un événement de cette envergure, même si sa marque n’est pas liée au sport? 
Peu importe sa catégorie ou le type de propriété, la performance d’une commandite revient à une variable, la raison d’être. Quelle raison d’être, quelle utilité la marque se donne au sein de l’événement pour laisser son empreinte dans la vie du public. Tout commence avec une compréhension détaillée des besoins des consommateurs sur place et la capacité des commanditaires d’y jouer un rôle actif. 

Le monde du sport offre un environnement souvent plus permissif à l’activation des marques, mais où la pertinence du geste doit être ressentie pour performer, pour contrer un environnement extrêmement chargé.

Lors de partenariats de longue durée, la raison d’être de l’alliance doit être revue pour évoluer au même rythme que l’entreprise.

Pour Rogers, quels sont les avantages de continuer de s’associer avec un tel événement? Le succès d’une commandite réside-t-elle dans la longévité d’une alliance? 
La durée d’une alliance bâtit la notoriété. Par contre, elle peut parfois créer de l’invisibilité, de l’indifférence. Lors de partenariats de longue durée, la raison d’être de l’alliance doit être revue pour évoluer au même rythme que l’entreprise.

L’important, c’est de définir la contribution stratégique de la commandite au sein de ses efforts de marketing, puis de se poser les bonnes questions: Aujourd’hui, la Coupe Rogers génère-t-elle une émotion utile pour la marque en 2015? Et la question ultime revient à la réalité du consommateur: La contribution de la marque demeure-t-elle toujours aussi tangible? Cela fait une différence dans ma vie, dans mon expérience de l’événement?

La Coupe Rogers est une propriété qui offre un produit de tennis, mais bien plus. C’est un moment, dans le calendrier estival montréalais, qui atteint bien plus que le simple amateur de tennis.

On a beaucoup parlé de l’effet «Eugénie Bouchard», l’an passé. Que la joueuse connaisse une moins bonne année risque-t-il d’avoir un impact sur le nombre de commanditaires s’associant à l’événement? 
Je ne crois pas. Si c’est le cas, je pense que les commanditaires font fausse route et n’étaient pas là pour les bonnes raisons. La Coupe Rogers est une propriété qui offre un produit de tennis, mais bien plus. C’est un moment, dans le calendrier estival montréalais, qui atteint bien plus que le simple amateur de tennis. Les commanditaires qui ont établi leur utilité réelle au sein de la propriété vont rester.

La baisse de performance et de popularité d’Eugénie Bouchard peut, par contre, avoir un impact sur l’intensité de la couverture de presse de l’événement. Cette dynamique touche la propriété, mais très peu les commanditaires.

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