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Le nouveau système de rechargement de la STM ne fait pas l’unanimité

Alors que la STM annonçait, ce matin, le lancement d’Opus en ligne, un système permettant aux clients de quatre sociétés de transports de recharger leur carte en utilisant un ordinateur personnel et un lecteur de carte, les internautes ont saisi la nouvelle pour la tourner en dérision.

Le nouveau lecteur de carte, au prix de 14,49$, permet aux usagers de la Société de transport de Montréal (STM), de l’Agence métropolitaine de transport (AMT), de la Société de transport de Laval (STL), du Réseau de transport de Longueuil (RTL) et de l’Association québécoise du transport intermunicipal et municipal (aqtim) d’acheter leurs titres de transport et de consulter le contenu de leur carte en ligne. Cependant, pour le moment, seuls certains types de titres de transport sont disponibles pour les transactions. 

Au coût de 7,6 M$, le nouveau service en ligne est financé par l’entremise du Fonds fédéral de la taxe sur l’essence et par des contributions du gouvernement Gouvernement du Québec et des villes et organismes participants. 

«En offrant ce service, nous cherchons à améliorer grandement l’expérience de la clientèle en lui facilitant la vie le plus possible: en quelques clics, vous pouvez dorénavant recharger votre carte et utiliser votre titre instantanément, une première en Amérique. Une solution simple et très pratique!», a déclaré M. Philippe Schnobb, président du conseil d’administration de la STM.

Cependant, il semble que les usagers ne l’entendent pas de cette oreille. Sur Twitter, la nouvelle a été très largement commentée et critiquée à l’aide du mot-clic #InnoverCommeLaSTM. Plusieurs se moquent de l’innovation jugée très peu technologique et obsolète en raison du lecteur nécessaire à l’opération, n’hésitant pas à associer leurs tweets à des photographies de machines venues d’une autre époque.

Face aux nombreuses réactions, la STM a répondu sur un ton humoristique, informant les internautes que des réponses étaient en préparation.

Dans une interview avec Infopresse, Amélie Régis, conseillère corporative aux Affaires publiques de la STM, explique: «La carte Opus fonctionne de telle sorte qu’une écriture doit être effectuée directement sur la puce pour qu’on lui change le titre. Le lecteur de carte est donc nécessaire pour que les informations soient cryptées après la transaction afin d’utiliser immédiatement la carte. Dans d’autres villes, il n’y a pas besoin de lecteur de carte, mais cela prend un certain temps, voire 48 heures pour pouvoir utiliser le titre après la transaction. Nous avons privilégié une utilisation immédiate, nous avons donc opté pour le lecteur.»

Le projet a été piloté par la STM, accompagnée de plusieurs partenaires dont l'agence TP1 qui a réalisé l’ergonomie, le design et le développement des interfaces des sites stm.opusenligne.ca (pour les clients STM) et opusenligne.ca (pour les autres organismes). 

«Même si cette première version d’Opus en ligne peut sembler complexe, c'est un service qui était attendu: déjà plus de 1000 lecteurs ont été commandés en quelques heures seulement. De notre côté, le défi était d'offrir une expérience utilisateur en cohérence avec le site stm.info, réalisé en 2013», déclare Jan-Nicolas Vanderveken, président de TP1.

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