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Vidéo: «Migration des budgets traditionnels vers le numérique»

Dans un article récemment publié sur Campaign, on apprenait que les investissements moyens sur YouTube des 100 plus grandes marques dans le monde ont augmenté de 60% cette année. Patrick Landry et Thomas Hargreaves de Ressac reviennent sur ces données.

Thomas Hargreaves

Ressac

À la lecture de l’article, on apprend que le nombre d’annonceurs investissant en vidéo sur YouTube a augmenté de 40% cette année.

Une tendance globale

Pour Thomas Hargreaves, stratège numérique de Ressac, il convient de mettre ces chiffres en perspective: «Globalement, les marques investissent plus dans la production de contenu vidéo, pas uniquement sur YouTube. L’accès à la vidéo est facilité, notamment avec l’essor des téléphones intelligents. Nous en consommons donc de plus en plus. Les consommateurs étant friands de vidéos, les annonceurs font appel à ce média pour passer leurs messages. Cette tendance existe depuis plusieurs années, et perdurera.»

Les consommateurs étant friands de vidéos, les annonceurs font appel à ce média pour passer leurs messages.

Selon Patrick Landry, stratège de recherche et stratège en marketing vidéo de Ressac, l’évolution des formats explique aussi cette tendance: «Les annonceurs produisent désormais des vidéos dont les coûts ne sont pas nécessairement très élevés. Cela permet de laisser la place à des budgets publicitaires pour promouvoir ladite vidéo avec des ciblages d’auditoire très précis tant sur YouTube que sur Facebook.»

Patrick Landry

Ressac

«Les plateformes qui diffusent du contenu vidéo développent des solutions publicitaires extrêmement efficaces. Elles emploient des outils de mesure précis (nombre de visionnements, taux d’engagement, etc.) afin de justifier l’investissement d’annonceurs dans un budget publicitaire sur leurs plateformes» ajoute Thomas Hargreaves.

Le texte nous apprend aussi que les grandes marques compilent un total de plus de 40 milliards de visionnements sur YouTube (dont la moitié a été enregistrée cette année) et que les abonnements aux chaînes des annonceurs ont augmenté de 47% ces derniers mois.

Des marques humanisées grâce à la vidéo

«Les annonceurs envisagent la vidéo comme un moyen de susciter de l’engagement, de la notoriété ou de l’intérêt auprès d’une cible précise. Ils produisent donc de plus en plus de contenu vidéo original, authentique, racontant une histoire, puis le partagent sur différentes plateformes (YouTube, Facebook, Snapchat, etc.)», commente Thomas Hargreaves.

Le média vidéo n’est plus unidirectionnel, mais bidirectionnel, les internautes l'approprient.

«Plusieurs consommateurs trouvent que cette démarche humanise les marques et les rend plus proches d’eux. Le média vidéo n’est plus unidirectionnel, mais bidirectionnel, les internautes l'approprient et ils répondent, partagent, commentent les publications des marques», complète Patrick Landry.

La guerre des plateformes au service des annonceurs

«Les chiffres émanant de YouTube reflètent la tendance à laquelle toutes les plateformes (Twitter, Facebook, Snapchat) font face, explique Thomas Hargreaves. YouTube communique ces chiffres au moment où Facebook se pose en gros concurrent contre lui.» Le spécialiste indique qu'à l’origine, Facebook s'avérait un bon relai pour propager le contenu vidéo YouTube des marques. «En changeant son algorithme et en détruisant complètement la portée et la visibilité des vidéos YouTube partagées sur sa plateforme, Facebook a envoyé un signe clair aux marques: si vous voulez partager des vidéos sur le réseau social, il faut les télécharger directement sur sa plateforme. Les plateformes élargissent leurs offres publicitaires et se battent pour récupérer l’argent des annonceurs, auparavant alloué aux supports traditionnels et maintenant investi pour du contenu web.»

«Grâce à un meilleur pistage des résultats, les plateformes comme YouTube et Facebook permettent aux annonceurs d’obtenir désormais des échos de leurs différentes initiatives. On assiste donc à une migration des budgets alloués aux supports traditionnels vers le numérique», conclut Patrick Landry.

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