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Divulgation d'informations aux entreprises: un système de troc moderne

Selon un nouveau sondage du CCPRF, 63% des participants sont susceptibles de divulguer leurs renseignements personnels à une marque ou à une entreprise en qui ils ont confiance.
 

les enfants du numérique empochent le gain le plus lucratif: l’exclusivité.

Une nouvelle étude de l'organisation Canadian Council of PR Firms, menée en partenariat avec Forum Angus Reid, affirme que les natifs numériques échangent leurs renseignements personnels contre des accès privilégiés, des expériences exclusives et des rabaisCes résultats proviennent d’un sondage en ligne mené les 20 et 21 février 2015, auprès de 1008 adultes canadiens choisis au hasard dans le Forum Angus Reid. L'enquête leur demandait de s’identifier comme «natif numérique», «immigrant numérique», «néophyte numérique» ou «non-participant». Un participant était classé «natif numérique» en sélectionnant la phrase «Je suis si à l’aise dans l’univers numérique que plusieurs de mes activités quotidiennes gravitent autour du numérique».

Ce qui en ressort est qu’à l’ère du réseautage social, la méfiance règne lorsque vient le temps de communiquer ses données personnelles. Pour la plupart des Canadiens, divulguer ses renseignements personnels à des marques correspond à un système de troc fondé sur la confiance. De cet échange, les enfants du numérique empochent le gain le plus lucratif: l’exclusivité.

Contrairement à la croyance populaire voulant que les natifs numériques, cette génération ayant grandi avec la technologie, disséminent leurs renseignements personnels sans grand discernement, l’étude du CCPRF montre que la réputation d’une marque et la confiance qu’elle inspire jouent un rôle clé. En effet, seuls 18% des Canadiens qui se définissent comme natifs numériques divulguent systématiquement leurs renseignements personnels lorsque des marques ou des entreprises le demandent. (Cette proportion baisse à 8% chez les «immigrants numériques» et à 5% chez les «néophytes numériques».)

«De part et d’autre de la relation numérique, la foi fait loi, déclare David Gordon, président du CCPRF. La majorité des Canadiens – particulièrement ceux ayant grandi avec les médias numériques – accordent une grande importance à la marque et à leur confiance envers les entreprises.» Ainsi, 63% sont susceptibles de divulguer leurs renseignements personnels à une marque ou à une entreprise en qui ils ont confiance. Chez les natifs numériques, ce pourcentage grimpe à 74 points.

«La majorité des Canadiens – plus particulièrement ceux qui ont grandi avec les médias numériques – accordent une grande importance à la marque et à la confiance qu’ils ont envers les entreprises.» -David gordon

Il semblerait donc que dans certains cas, la confiance s’achète. Ou du moins, qu’elle se troque. La recherche démontre que les natifs numériques sont plus enclins que les autres à troquer leurs renseignements personnels contre des offres spéciales, des accès exclusifs et des réductions lorsque la manœuvre en vaut la chandelle. Une simple réduction – même si elle avoisine les 50% – n’est toutefois jamais aussi alléchante que la promesse d’un accès privilégié. Parmi les natifs numériques, seulement le quart divulgueraient leurs renseignements personnels à une marque en échange d’une réduction de 50%. Toutefois, en échange d’un accès privilégié et d’une expérience exclusive, la moitié d’entre eux seraient prêts à le faire.

En général, les Canadiens sont à la recherche de marques qui offrent davantage que des réductions et des aubaines exclusives. Par ailleurs, 42% des sondés aiment que les marques se montrent vulnérables, puisqu’elles sont ainsi plus authentiques et qu’il est plus facile de s’y identifier. De plus, 41% agiraient même à titre d’ambassadeurs d’une entreprise qui bénéficie d’une réputation enviable. Malgré tout, si une entreprise réputée était exposée à des problèmes de protection des données, elle perdrait bon nombre de fidèles. À la suite d’une faille de sécurité, 43% des Canadiens seraient plus réticents à transmettre leurs renseignements personnels à toute entreprise.

«Alors que l’information semble circuler librement, les consommateurs, qu’ils aient grandi avec le numérique ou s’y soient aventurés plus tard, connaissent le pouvoir et la valeur de leurs renseignements personnels, a précisé David Gordon. Chaque marque doit y mettre du sien pour montrer aux consommateurs qu’ils sont estimés et pour protéger sa réputation, dans le but de conserver la confiance du public.»

Le CCPRF regroupe les plus grandes firmes de consultation en relations publiques du Canada et vise à promouvoir le rôle des relations publiques en stratégie d’affaires ainsi qu’en développement et rendement organisationnels.

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