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Rogers veut rapprocher les rédacteurs et les marques

Rogers a présenté un nouveau programme de contenu personnalisé pour les annonceurs. Il leur permettra de s’adresser plus directement aux rédacteurs en chef des différentes publications du groupe média afin d’élaborer ensemble des articles en lien avec leur marque. 

«Le but était de créer un équilibre entre les besoins de l'annonceur et ceux du rédacteur, en regard de son lectorat.»

Ces textes pourront être publiés à la fois dans les médias imprimés, en ligne ou sur les appareils mobiles. Qu’est-ce qui distingue cette nouvelle offre des contenus sur mesure déjà proposés aux annonceurs par Rogers en matière de publicité native? «D’abord, ces articles auront leur place sur la page couverture de nos magazines, ainsi que dans la table des matières, affirme Christopher Loudon, directeur, solutions de contenu, des Publications Rogers. Mais ce n’est pas la principale raison pour laquelle nous avons bâti cette nouvelle offre. Fondamentalement, nous cherchions à rapprocher les annonceurs et les rédacteurs en chef de nos magazines. Dans un contexte où les marques cherchent de plus en plus à générer du contenu en lien avec elles sur les plateformes de Rogers, il n’existe pas de meilleurs ambassadeurs que nos rédacteurs en chef – ils connaissent leur auditoire mieux que quiconque. Aussi, le but était de créer un équilibre entre les besoins de l'annonceur et ceux du rédacteur, en fonction de son lectorat.»   

Concrètement, ce programme donnera l’occasion aux annonceurs de rencontrer directement les rédacteurs en chef afin de leur expliquer leurs produits, leurs valeurs, leurs objectifs, l’auditoire qu’ils cherchent à cibler, etc. La rédaction se concertera ensuite sur des idées de sujets compatibles à la fois avec le lectorat et les intérêts de la marque. Quelques soumissions seront ensuite soumises à l’annonceur, qui choisira ou non d’aller de l’avant. 

L’initiative est lancée avec des annonceurs tels que Lexus et Toyota. Les lecteurs de Canadian Business, L’actualité, Maclean’s et Sportsnet (toutes propriétés de Rogers) trouveront donc dans les pages de ces magazines des articles commandités par ces marques.  

Rogers assure que l’équipe de rédaction de chaque publication jouira de toute liberté éditoriale, une fois le thème du papier convenu avec l'annonceur.

Rogers assure que l’équipe de rédaction de chaque publication jouira de toute liberté éditoriale, une fois le thème du papier convenu avec l'annonceur. Carole Beaulieu, rédactrice en chef et éditrice de L’actualité, estime pour sa part qu’il s’agit d’une bonne occasion pour tous les partis: «Dans toute l’histoire des médias, produire une bonne publication a toujours été une danse, à laquelle participent les lecteurs, les journalistes et équipes de rédaction, ainsi que les partenaires, annonceurs et commanditaires. Je vois cette nouvelle offre comme un tango – une danse un peu plus collée.» 

Les articles réalisés en partenariat avec un annonceur seront identifiés ainsi, même s'ils seront intégrés au contenu des magazines au même titre que les autres publications. Une mention de la marque dans le titre de l’article (sans logo) et une ligne de crédit dans celui-ci («présenté en partenariat avec…») seront ajoutées. Ils prendront typiquement quatre pages dans le magazine, incluant une page de publicité fournie par l'annonceur. La version numérique s'ajoutera à celle imprimée.   

«Je crois que d’ici cinq ans, ce type de publicité rapportera la majorité de nos revenus publicitaires.»

Si Rogers n’a pas dévoilé la proportion de ses revenus publicitaires attribuables à la publicité native ou sur mesure, Christopher Loudon estime qu’il s’agit d’une tendance qui s’accentuera dans le paysage médiatique: «Cette portion de nos revenus devient de plus en plus importante. Je crois que d’ici cinq ans, ce type de publicité rapportera la majorité de nos revenus publicitaires. Le contenu est la voie de l’avenir.»

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