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Paul Maco: «En exportant notre pratique, j’ai constaté la pertinence de notre modèle»

Le cofondateur des Studios Apollo a récemment reçu le Prix Arista, remis par la Jeune Chambre de commerce de Montréal, pour s’être illustré à l’extérieur de nos frontières. Retour sur un parcours axé sur le rayonnement du Québec à l’international. 

paul maco

«Le Prix Arista est une reconnaissance remarquable, je suis très honoré. Particulièrement parce que nous œuvrons dans un milieu parfois hermétique: les grandes reconnaissances, celles qui saluent le travail des meilleurs de notre industrie, sont rarement remises à l’extérieur du milieu publicitaire.»

Le titre de Jeune leader international du Québec lui a donc été octroyé à l’unanimité par un jury au sein duquel siégeait notamment le directeur des communications et des affaires publiques de CGI, Sébastien Barangé, ainsi que la présidente et fondatrice de Casacom, Marie-Josée Gagnon.

Cette récompense arrive au terme d’un séjour de six mois en Europe, au cours duquel Paul Maco a entrepris de faire croître Apollo, studio spécialisé en musique et en postproduction implanté à Montréal et à Toronto (rappelons que la firme de postproduction sonore Sonart a été regroupée sous la même bannière qu’Apollo en février dernier), en plus d'être présent à New York et Los Angeles. «Nous sentions le besoin de travailler davantage à l’international, et les séjours d’une semaine en Europe ne suffisaient plus. Nous avions besoin d’assises plus solides là-bas: ouvrir des bureaux, trouver des gens qui partagent notre vision. C’était donc ma mission lorsque je suis parti m’y installer.»

Paul Maco avait comme objectif d’y séjourner un an et demi; neuf mois auront finalement suffi pour ouvrir Apollo sur Place de l’Étoile à Paris, en plus de démarrer un studio de production à Berlin et un petit bureau à Munich. L’idée, à long terme, est d’implanter le modèle montréalais dans divers marchés internationaux: une formule intégrée qui réunit sous le même toit la postproduction sonore, le design sonore et la création musicale.

Apollo a par ailleurs diversifié ses activités ces dernières années, en développant notamment AMS, une plateforme de musique en ligne proposant des pièces libres de droits provenant de grands studios, sans compter des projets touchant à la réalité virtuelle.

«Je suis un directeur de fabrication. Les gens arrivent avec une bonne idée; je l’exécute à son plein potentiel.»

L'entreprise spécialisée en stunts 1One, également sous le giron d’Apollo, est aussi en voie de prendre de l’ampleur. La famille Apollo a marqué plusieurs bons coups durant la dernière année, produisant notamment le coup d'éclat Reviveaphone, qui a récolté le Grand Créa 2015, et l’autopromo Jésus. «Cette idée est venue de Lg2 - je ne me perçois pas comme un directeur de création. Je suis un directeur de fabrication. Les gens arrivent avec une bonne idée; je l’exécute à son plein potentiel.» Ce coup d'éclat devait servir à présenter la boîte de production au marché torontois, mais a attiré l’attention dans le monde.

Finalement, que retient Paul Maco de son séjour à l’international? «Notre plan de croissance reflète notre ambition, mais il faut souligner qu’au Québec, nous sommes particulièrement inventifs. De loin, on trouve que la game à l’international est grosse. Mais comme nous travaillons dans un petit marché, nous sommes habitués à des conditions restreignantes à cause des budgets. Cela nous rend extrêmement intelligents, efficaces. C’est ce dont je me suis aperçu: en exportant notre pratique, j’ai constaté la pertinence de notre modèle. Et les gens trippent sur lui.» 

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