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Les 18-25 ans: une génération d'entrepreneurs

59% des jeunes Canadiens souhaitent devenir entrepreneurs dans leur carrière, c'est ce que révèle l’étude d’EY global job creation and youth entrepreneurship survey 2015. Michel Fortin, directeur général du Service d'aide aux jeunes entrepreneurs (SAJE), en analyse les données-clés.

Michel Fortin

Directeur Généraldu Saje

Pour l’occasion, 2345 entrepreneurs ont été interrogés sur leurs plans d'embauche, alors que 2807 jeunes ont répondu à des questions sur leurs ambitions entrepreneuriales.

Un entrepreneur canadien sur deux prévoit accroître sa main-d'œuvre cette année. Cela reflète une tendance inverse aux plans d'embauche des dirigeants canadiens, dont seulement 4% envisagent de créer des emplois l'an prochain.

Selon Michel Fortin, directeur général du SAJE, ces chiffres ne sont pas surprenants: «De nature, les entrepreneurs ont de l’ambition, de la confiance en eux, le goût de prendre des risques et de s’adapter à diverses situations. Le gène entrepreneurial est la raison pour laquelle les entrepreneurs sont moteurs de l'économie en matière de création d'emploi.»

le gène entrepreneurial est la raison pour laquelle les entrepreneurs sont moteurs de la création d'emplois

L'étude montre aussi que 68% des entrepreneurs canadiens ont confiance en l'orientation que prend l'économie d'ici et 55% en celle de l'économie mondiale. Ces chiffres sont semblables à ceux des États-Unis, où 70% des entrepreneurs ont confiance dans l'économie américaine et 58% dans la mondiale.

«Les entrepreneurs s’adaptent à diverses situations et cherchent à s’ajuster ou à développer de nouveaux marchés et ce, tant localement qu’entre les régions. Puis, ils s’implantent aux endroits où se trouvent les besoins. Le gène entrepreneurial explique encore l'optimisme de ces chiffres.»

Il est nécessaire pour un entrepreneur d’être accompagné à toutes les étapes de l’entreprise, pas uniquement au démarrage.

59% des Canadiens de 18-25 ans veulent devenir entrepreneurs à un moment donné de leur carrière. Pour un sur trois, un stage pratique auprès d'un entrepreneur bien établi serait le plus susceptible de les aider à atteindre ses objectifs contre 32% pour un mentorat. Cependant seulement 27% affirment recevoir suffisamment d'aide des entrepreneurs locaux, comparativement à 36% à l'échelle mondiale.

«Pour se lancer en entrepreneuriat, il faut croire en ses ambitions et bien s’entourer. Être entrepreneur, c’est exercer un métier pour lequel il est impératif de maîtriser un large panel de savoir-faire, en plus des compétences techniques. Différentes initiatives existent au Québec pour aider les futurs entrepreneurs ou ceux établis à les développer. L’aide peut passer par des organisations, comme le SAJE, qui fournissent des ateliers et des formations, ou provenir d’entrepreneurs établis en allant à leur rencontre. Ils peuvent inspirer et servir de modèles. Pour réussir en entrepreneuriat, il faut, certes, obtenir un financement, mais aussi un accompagnement. Il est nécessaire d’être accompagné à toutes les étapes de l’entreprise, pas uniquement au démarrage. Plusieurs organisations accompagnent les entreprises à leur création, comme les accélérateurs, mais rares sont celles qui fournissent cette démarche dans les étapes de croissance», conclut Michel Fortin.

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