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Corruption à FIFA: les commanditaires réagissent

Les récents cas de corruption révélés au sein de la Fédération internationale de football association (FIFA) ont un impact direct sur les annonceurs partenaires. Ces derniers ont exprimé leur point de vue à ce sujet.

Mercredi, une opération de la justice américaine a révélé d’importants cas de corruption au sein de la FIFA. Neuf hauts responsables et cinq partenaires de l'instance mondiale du soccer sont accusés d'avoir reçu ou distribué plus de 150 millions$ depuis 1991. 

Ces récents événements ont bien entendu une répercussion directe sur les commanditaires de la FIFA. Présentant tous le même son de cloche, ceux-ci invitent l'organisation à prendre des mesures.

Visa se place en tête, évoquant de «profondes déceptions et de l'inquiétude». Le groupe remet en cause son partenariat avec la FIFA: «En tant que commanditaire, nous comptons sur elle pour prendre des mesures rapides et immédiates afin de régler ces problèmes. Nous l'avons informée que nous réévaluerions notre parrainage.» Le partenariat entre les deux institutions venait d'être prolongé jusqu'en 2020.

Coca-Cola, McDonald's, Budweiser et Adidas, commanditaires majeurs de la FIFA, ont tous à leur façon exprimé leurs préoccupations, invitant les décideurs à la plus grande vigilance quant à ces événements. Le tout, sans remettre en question leur partenariat avec l'organisation. Pour sa part, le géant russe Gazprom s'est contenté de rappeler qu'il n'y avait pas d'accusation «concrète contre lui».

Rob Prazmark, président de 21 Sports & Entertainment Marketing Group, évalue peu probable la cessation des relations entre ces grands annonceurs et la FIFA, dans une entrevue accordée à Reuters: «Ils mettent beaucoup d'argent pour être associés à la Coupe du monde. Ils vont lui donner un peu de temps pour remettre les choses en ordre.»

Il convient tout de même de ne pas prendre les avertissements de Visa à la légère. En 2014, plusieurs grands groupes, comme Sony, Emirates, Castrol et Continental, ont mis fin à leur partenariat avec FIFA en invoquant des raisons éthiques.

En parallèle, la justice américaine porte d’autres accusations. Le dossier d’accusation évoque le cas d’un équipementier sportif qui aurait «versé dans un compte suisse 40 millions$, en plus d'un contrat initial de 160 millions$». L'entente aurait débuté en 1996 avec la Confédération brésilienne de football. Le joueur en question serait Nike. Se trouvant dans une situation délicate, la marque a affirmé, dans un communiqué: «Nous avons coopéré et continuerons de coopérer avec les autorités.»

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