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Facebook tire 73% de ses revenus des appareils mobiles

En trois ans, ils sont passés de 0 à 73%, a rapporté Carolyn Everson de Facebook, en conférence à C2MTL. Dans un monde où l'on compte plus d’appareils mobiles que d’humains, le réseau social axe sa croissance sur la mobilité.

Carolyn Everson

vice-présidente, solutions marketing monde, de Facebook

«Notre mission est de faire du monde un endroit plus ouvert, et plus connecté. La connectivité humaine est un droit», a affirmé Carolyn Everson, vice-présidente, solutions marketing monde, de Facebook, lors de son passage à C2MTL.

«La connectivité humaine est un droit.»

Lorsque Mark Zuckerberg a créé Facebook en 2004, la question de la mobilité était inexistante, alors qu’on répertorie aujourd’hui 7,2 milliards d’appareils mobiles à l’échelle de la planète. «Si nous avions conçu Facebook aujourd’hui, nous en aurions fait une entreprise axée sur la mobilité.» Celle-ci constitue la voie de croissance la plus prometteuse, si l’on en croit les données fournies par le réseau social: lorsque Facebook est entré en Bourse, il y a trois ans, l’entreprise ne tirait aucun profit de la mobilité. Aujourd’hui, elle représente 73% de ses revenus.

Quant aux utilisateurs actifs quotidiens de Facebook sur appareils mobiles, ils étaient 798 millions en moyenne en mars 2015, une augmentation de 31% comparativement à la même période l’an dernier.

Aussi, le portfolio de l’entreprise a pris une nouvelle forme ces trois dernières années pour répondre à la demande d’utilisateurs de plus en plus exigeants: «Les consommateurs veulent communiquer visuellement; c’est une des raisons pour lesquelles nous avons acheté Instagram [en 2012]. Lorsque nous avons constaté que le messaging explosait, nous savions que l’application WhatsApp constituait un atout important à obtenir [en 2014]. Nous cherchons à évoluer constamment, au bénéfice des consommateurs et à celui des annonceurs.»

Dans cette lignée, Facebook, résolument tourné vers l’expansion de ses services mobiles, a récemment développé de nouvelles offres pour son application de messagerie Messenger, maintenant offerte aux entreprises désireuses d’employer cet outil comme plateforme de service à la clientèle.

«Nous sommes devenus la première porte d’entrée vers ces grands médias.» 

Le déploiement de l’outil Instant Articles a aussi fait couler beaucoup d’encre depuis son lancement: celui-ci permet désormais aux éditeurs de publier un texte directement sur le réseau social, dans le but, entre autres, d’améliorer la consommation de contenu sur mobile. Lorsqu’on interroge Carolyn Everson sur la menace que l’initiative pourrait présenter pour la survie des éditeurs et médias, elle insiste sur les avantages d’un tel partenariat pour les deux parties: «Les éditeurs retiennent tout le revenu des publicités vendues dans leurs articles. L’idée, c’est qu'ils puissent faire de l’argent sur le contenu qu’ils diffusent sur notre plateforme. Nous voulons répondre aux besoins des consommateurs, mais aussi à celui des médias, qui doivent avoir un modèle d’affaires durable. Rappelons que nous sommes devenus la première porte d’entrée vers ces grands médias. Il s’agit d’une relation qui profite à l’un comme à l’autre.»

«Nous voulons répondre aux besoins des consommateurs, mais aussi à celui des médias, qui doivent avoir un modèle d’affaireS durable.»

Pour le moment, l’utilisation d’Instant Articles est réservée aux médias traditionnels – pas de contenu de marque, donc, ou de publicité native n'y sont prévus. Facebook cherche surtout à optimiser l’expérience client, celui-ci étant de plus en plus mobile et connecté. «Au final, notre valeur, aux yeux des entreprises médiatiques et des annonceurs n’équivaut qu’à notre valeur aux yeux de nos consommateurs», conclut Carolyn Everson.

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